Un ultimatum de 72 heures vient d'être accordé aux groupes armés actifs dans la chefferie des Baswagha, dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu.
Les habitants de la chefferie des Baswaha ont lancé un ultimatum de 72 heures aux forces négatives présentes dans leur entité lors d'une marche pacifique organisée par la société civile locale le samedi 21 janvier 2023.
Cette manifestation est partie de Musienene, chef-lieu des Baswagha, pour se terminer à Lubero-centre. Là, les manifestants ont remis leur mémorandum à l'administrateur du territoire. Ils dénoncent particulièrement l'occupation de plusieurs villages de leur chefferie par des groupes Maï-Maï dont le Front des Patriotes pour la Paix/Armée du Peuple (FPP/AP) et l'Union des Patriotes pour la Libération du Congo (UPLC).
Ces combattants rebelles sont accusés d'avoir infligé des souffrances aux habitants des villages de Kasinga, Busamba, Munoli, Masumo, Muhangi, Buyinga et autres.
"Ces groupes armés opèrent sous le commandement des généraux autoproclamés Kabido et Kilalo successivement nommés FPP/AP et UPLC. Ces miliciens commettent des violations des droits de l'homme caractérisées par des meurtres, des viols, le paiement d'amendes et le pillage systématique des biens de la population. Les directeurs d'écoles sont contraints de cesser leurs activités, les responsables des paroisses catholiques et des autres confessions religieuses", déclare Kasereka Charles Sengemoya, président des Forces vives de Baswagha.
Il est à noter que c’est dans le même mémorandum que les manifestants donnent un ultimatum de 72 heures aux groupes armés actifs dans la zone pour se rendre volontairement et abandonner les villages.
Pour sa part, l'administrateur militaire du territoire de Lubero, le colonel Kiwewa Mitela Alain, déclare que son comité fera tout son possible pour rétablir l'autorité de l'État dans tous les villages occupés par les groupes armés dans le territoire de Lubero.
Martin Leku, Butembo