En pleine crise sécuritaire dans la partie Est de la République Démocratique du Congo et au regard des tensions vives qui sont perceptibles sur le terrain, notamment dans le Nord-Kivu, province particulièrement touchée, le ministre de l’Industrie et ancien gouverneur du Nord-Kivu Julien Paluku, a appelé toute la population congolaise à l’unité et à la cohabitation pacifique derrière les Forces armées de la République Démocratique du Congo.
Julien Paluku Kahongya a martelé jeudi sur la nécessité pour les congolais, particulièrement les Kivutiens à s’unir pour soutenir les forces de défense et les institutions du pays. Pour le ministre de l’Industrie, il est essentiel qu’il y ait également la cohabitation pacifique pour arriver à pacifier complètement cette partie du pays.
"Nous suivons de près la guerre qui sévit dans l'est de la RDC, au Nord-Kivu, entre les forces armées de la République démocratique du Congo et les soldats qui viennent du Rwanda. Cette situation a causé de nombreux problèmes, beaucoup de tension et de peur. Et le nombre de personnes déplacées est également très élevé. La vie devient difficile, la prise en charge des personnes déplacées pose également problème et la population se demande ce que fait le gouvernement pour mettre fin à cette guerre », a d’emblée déclaré Julien Paluku.
Le ministre qui a tenu à réagir en sa qualité d'ancien gouverneur de la province du Nord Kivu, a également déclaré « compatir avec toute la population » durant ce moment difficile qu’elle traverse. Julien Paluku a par ailleurs assuré que la différence entre les années passées et aujourd'hui est le fait que que le Président Félix Antoine Tshisekedi a pu désigner l'auteur de cette situation sécuritaire à l'Est de la RDC.
« Aujourd'hui la population congolaise et le monde entier savent que l'ennemi qui crée l'insécurité dans cette partie du pays est le président rwandais Paul Kagame. Nous demandons à tous les habitants de rester unis. Car dans ce genre de moment, les ennemis sont nombreux et veulent diviser à leur profit, et souvent ils recourent au tribalisme », a expliqué Julien Paluku, insistant sur le fait qu’il n'y a pas une communauté de criminels mais qu’il y a des criminels dans chaque communauté. « Et les actes de ces criminels n'engagent pas leurs communautés », a-t-il souligné.
L’ancien gouverneur a appelé tous les congolais et particulièrement tous les natifs du Kivu à être unis derrière l’armée gouvernementale et aussi à continuer à partager avec les services des informations sur l'ennemi pour s'assurer que l’armée fait son travail comme il se doit.
« Comme il est maintenant connu que c'est Paul Kagame et ses militaires qui créent cette situation sécuritaire, soyez assurés que tout ce qui a un début a aussi une fin. Paul Kagame peut sembler grand aujourd'hui dans la région des Grands Lacs, mais il devrait savoir qu'avant lui, il y avait aussi des gens "grands", comme Hitler, Idi Amin, Mobutu, mais la fin est arrivée et leur courage n'a pas duré longtemps. Alors soyons sûrs que cette période difficile que nous traversons passera », a rassuré JPK. Pour lui, « l'important est de rester unis car c'est dans l'unité que les congolais sont forts ».
Quant aux petits problèmes qui se posent dans l'armée, le ministre Paluku a rassuré qu’ils seront résolus par les autorités militaires, avant de demander une fois de plus à toute la population du Kivu, de l'Ituri, à tout le peuple congolais de se tenir derrière les FARDC.
« Même si les ennemis peuvent prendre le contrôle de certaines entités, ce ne sera pas la fin », a dit Julien Paluku, assurant que les congolais se battront pour défendre leur territoire et pour s’assurer que personne ne prendra même un centimètre de la RDC.
« Le Congo restera un et personne ne le divisera. Nous savons que ce pays voisin vole nos minéraux et qu'il les vendra. Et c'est avec cet argent que le Rwanda semble avoir une politique assise. Nous demandons aux USA, aux Européens, aux Chinois et autres de ne plus acheter ces minerais car ce sont des minerais de sang, le sang de plus de 10 millions de Congolais », a-t-il chuté avant de souligner que lorsque la population s'oppose à son armée, l'ennemi est heureux et planifie déjà comment récupérer une partie du pays.
KMC, Kinshasa