Des affrontements entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et le groupe rebelle M23 appuyé par les forces étrangères rwandaises se poursuivent dans le territoire de Masisi, sur l'axe Kitshanga-Mweso.
Selon des sources locales, au moins quatre civils, dont une fillette, qui s'étaient réfugiés à la base de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) de Kitchanga ont été blessés par balle lors de violents combats qui ont commencé tôt ce matin à Kitobo et Rusinga, à quelques kilomètres de Kitchanga.
Au regard de l’évolution de la situation sur terrain, la MONUSCO a quant à elle déclaré être à l'œuvre pour apporter les soins nécessaires aux blessés et jouer pleinement son rôle de protection des populations civiles à Kitchanga.
Parallèlement le calme est revenu du côté de Kinyandoni et de Ngwenda dans le territoire de Rutshuru après une attaque de l'armée. Même si les deux camps ont gardé leurs positions, des civils signalent cependant des renforts militaires rwandais qui seraient passés par Kibumba.
L'armée gouvernementale est déterminée à chasser le M23 et à protéger la population, si l’on en croit le porte-parole de l'armée loyaliste. Il a déclaré jeudi : "Nous sommes dans l'obligation de protéger notre population et nous avons réagi de la manière la plus forte pour donner une leçon à ceux qui ne respectent pas le cessez-le-feu".
Le lieutenant-colonel Ndjike Kaiko Guillaume a indiqué que l'armée rwandaise et ses alliés du M23 ont tenté d'infiltrer les lignes des FARDC à Kitshanga (Masisi) et dans le groupement Bisanza en territoire de Rutshuru, mais les FARDC ont été contraintes de réagir avec force pour éduquer l'ennemi. “Les FARDC respectent le cessez-le-feu, mais réagiront de la manière la plus forte chaque fois que l'armée rwandaise et ses alliés du M23 tenteront d'infiltrer leurs lignes”, a prévenu le militaire.
L'armée demande à la population de garder son calme et de faire confiance à son armée, qui prend de plus en plus l'ascendant sur l'ennemi. Si l'ennemi ne respecte pas le cessez-le-feu, les FARDC seront dans l'obligation de répondre pour protéger la population, quel que soit le prix à payer.
Emmanuel Mwene, Goma