Des affrontements entre l'armée gouvernementale congolaise, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), et le groupe rebelle du M23 ont provoqué un nouveau déplacement de population dans la province du Nord-Kivu, en territoire de Masisi. Selon des sources locales, une marée humaine se dirige vers la ville de Goma, la capitale de la province, en raison de la reprise des combats ce mercredi 22 février.
La situation sur le terrain est très préoccupante, notamment pour les enfants et les personnes de troisième âge qui ont été contraints de fuir leur domicile à pieds. Les combats ont également provoqué des fortes détonations d'armes lourdes et légères, qui se font entendre depuis les premières heures de la journée, non loin de la cité de Sake. Les combats ont été signalés dans les zones de Mushaki et vers les antennes, ainsi que sur la colline de l'usine d'eau minérale.
Les tensions persistent également dans le territoire de Rusthuru, où des habitants ont été tués lundi dernier par les rebelles du M23. Selon des sources locales, ces actes de violence ont été perpétrés après que les rebelles ont subi une défaite face aux FARDC à l'issue des combats qui les ont opposés à Bambo et Kishishe. Les massacres ont été signalés dans les villages de Kasesero et Kanyati, dans la localité de Bushuli, groupement de Tongo.
Les combats qui opposent au Nord-Kivu l’armée loyaliste aux rebelles du M23 ont provoqué des déplacements massifs de population, ainsi que des pertes humaines et matérielles importantes. La situation humanitaire est très préoccupante dans la région, où de nombreuses personnes ont été déplacées de force de leur domicile, sans accès à une aide humanitaire adéquate. Les enfants, en particulier, sont les plus vulnérables dans cette situation.
KMC