La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) a annoncé le 17 février dernier la fermeture de sa base de Mutwanga située dans le Nord-Kivu à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Beni. Cette décision fait partie de son plan de transition visant à se retirer progressivement et de manière responsable de la RDC.
La MONUSCO a justifié cette fermeture par l'amélioration significative de la sécurité dans la région observée ces derniers mois et son plan de transition visant à se retirer progressivement de la RDC. Cette décision n'a cependant pas été accueillie favorablement par les populations locales, qui craignent un retour des attaques de groupes armés visant les civils, une situation qui a précédé l'installation de la base militaire de la MONUSCO dans la région il y a deux ans. Pour la mission de l’ONU en RDC , le fait de se retirer de Mutwanga est un signe que "la mission a été accomplie et que la sécurité est revenue dans la zone".
Les autorités locales ainsi que les représentants de la population des secteurs des Ruwenzori ont remercié la MONUSCO pour le travail accompli, qui a permis de rétablir la paix et de permettre à la communauté de recouvrer une vie normale. Néanmoins, la MONUSCO a tenu à rassurer la population en soulignant que la mission continuera d'assurer la protection des civils en collaborant étroitement avec les forces de sécurité nationales.
La base de Mutwanga est cédée aux Forces armées congolaises (FARDC) avec une partie de ses installations et équipements. La MONUSCO maintient une autre de ses bases dans la région de Ruwenzori, à Kilya, où elle continuera de travailler en étroite collaboration avec les autorités et la population locale pour maintenir la stabilité et la paix.
Le coordonnateur des Affaires civiles de la MONUSCO pour la région de Beni-Butembo-Lubero, Merault Ahouangansi, a recommandé à l’occasion, à la population de renforcer leur lien avec les forces de sécurité nationales pour maintenir les acquis de ces deux dernières années de présence de la MONUSCO dans la région.
« Nous ne quittons pas définitivement la zone, nous ne vous abandonnons pas. Toutefois, il faut rappeler que la protection des civils, c’est d’abord la responsabilité du Gouvernement. Les autres structures sont en place et le renforcement de capacités va continuer » a souligné Merault Ahouangansi.
CongoRassure