Au moins 35 personnes sont mortes dans la nuit de mercredi à jeudi dans une nouvelle attaque attribuée aux rebelles de l’Allied Democratic Forces, affiliés au groupe État islamique, dans l'est de la République démocratique du Congo.
Selon des sources locales, cette attaque particulièrement sanglante s’est déroulée en territoire de Beni, dans les villages de Mukondi et Mausa où les rebelles ont respectivement tué 38 et 8 personnes.
La société civile locale confirme ce bilan provisoire et indique que les assaillants ont tué la plupart des victimes à l'arme blanche.
Le gouverneur civil du Nord-Kivu, en congé, Carly Nzanzu, a également confirmé l'attaque, donnant le bilan de 36 personnes tuées. "Le village de Mukondi, attaqué hier soir par les Adf, a été complètement incendié. 36 personnes ont été tuées et de nombreux blessés. Il est urgent de déployer des positions militaires à Lisasa et Pabuka, sinon la route Butembo-Béni restera vulnérable", a-t-il déclaré.
L'armée gouvernementale s'est dite touchée par le bilan macabre de cette attaque des ADF dans le groupement de Bashu et, dans un communication du jeudi matin, a donné un bilan provisoire de 35 personnes tuées.
"Bien qu'acculés, les terroristes de l'ADF veulent venger plus de 22 de leurs collaborateurs et ravitailleurs, arrêtés par l'armée loyaliste. C'est à Bashu que les FARDC ont saisi plus de 5 boutiques appartenant à AMIGO, qui est un ADF bien connu", a déclaré le porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo dans les opérations Sokola 1, le capitaine Antony Mwalushay.
Le porte-parole militaire a expliqué que l'armée avait également saisi des pharmacies appartenant à ce mouvement terroriste que "des sujets congolais exploitaient pour approvisionner les ADF en produits chimiques afin de fabriquer des bombes pour tuer la population".
"Nous avons engagé des unités spéciales pour traquer les restes des terroristes qui rôdent encore autour de Bashu et qui continuent à nuire à la population. L'heure n'est pas à la distraction, nous demandons à la population de rester vigilante et de nous donner un coup de main pour anéantir définitivement ce mouvement terroriste. Nous demandons également aux Congolais qui continuent à collaborer avec ces terroristes d'arrêter car la vie humaine est sacrée", a ajouté le capitaine Mwalushay.
Pour l'instant, la situation sur le terrain est relativement calme, les soldats des FARDC étant visibles et travaillant aux côtés du personnel de la Croix-Rouge pour organiser l'enterrement des corps qui ont été trouvés jusqu'à présent. Pendant ce temps, d'autres éléments de l'armée poursuivent les terroristes pour sauver les habitants qui ont été kidnappés par l'ennemi car, selon l'armée régulière, elle est confrontée à un sérieux problème d'effectifs.
CongoRassure