Deux (2) autres personnes ont été tuées par balles dans la nuit du samedi 25 mars 2023 en ville de Goma au Nord-Kivu dans l'Est de la RD Congo. Il s’agit tout d’abord de monsieur Munyamariba Emmanuel lâchement abattu par des inconnus à quelques mètres de son domicile au quartier Kyeshero et d’un jeune dont l’identité reste inconnue tuée au quartier Majengo non loin de l’Eglise CBCA Ngangi par des hommes porteurs d’armes et vêtus en tenue militaire.
Selon nos sources, Mr Munyamariba Emmanuel a été criblé des balles au niveau de sa mâchoire pendant qu’il voulait rentrer chez lui en provenance d’une terrasse où il est allé répondre à une invitation d’un ami. Celui-ci a été vite dépêché au centre de santé Bethesda, dit CBCA Ndosho où il a rendu l’âme. Par ailleurs, pour l’autre cas de la soirée, la victime a rendu l’âme sur-le-champ.
Une situation que condamne le mouvement citoyen LUCHA RDC-Afrique qui, dans la foulée dénonce l'assassinat d'au moins cinq (5) personnes dans moins de 48 heures en ville de Goma, sans compter le double homicide de ce week-end.
Pour la LUCHA, « c’est inadmissible qu'on continue à tuer sauvagement des civils dans une ville en plein état de siège et de surcroît la capitale de la province du Nord-Kivu sans que les services de sécurité ne parviennent pas à maîtriser ni attraper les auteurs. La ville de Goma est devenue plus qu'un mouroir ».
Face à cette tragédie, ce mouvement citoyen demande aux autorités militaires de renforcer la sécurité des populations et leurs biens en cette période où la ville de Goma et ses périphéries font face à cette recrudescence de l'insécurité. « À défaut de cela, que le Chef de l'État mette fin à l'état de siège qui a prouvé ses limites à restaurer la paix au Nord-Kivu depuis son instauration », écrit la LUCHA dans une publication sur les réseaux sociaux.
Pour l’instant, la population de Goma victime de cette barbarie humaine s’inquiète du silence qu’affiche les autorités compétentes tant au niveau urbain que provincial. Elle demande une intervention d’urgence de la part du gouvernement provincial pour prouver une solution urgente à cette situation dans laquelle sont cités certains éléments des FARDC, armée congolaise.
La ville de Goma n’est pas la seule à être affectée par cette série de tueries. Elle est devenue monnaie courante également dans plusieurs villages du territoire de Nyiragongo dont Turunga et Buhene. Dans cette partie de la province renferme un important campement de l’unité de la garde républicaine, plusieurs cas d’homicide ont été enregistrés au cours de ce mois de mars suivis d’un comportement inquiétant des certains éléments incontrôlés de cette unité des FARDC.
Diddy MASTAKI, Goma