Cette recrudescence de l’insécurité touche au plus haut degré les villages Bugamba et Kiziba 2 dans le groupement de Mudja en territoire de Nyiragongo. Le cas le plus alarmant est la tuerie de quatre (4) personnes d’une même famille est plus de six (6) blessés par balle dans la nuit de samedi au dimanche dernier.
Consterné par cette situation qui vient de durer plus d’un trimestre, le président de la société civile locale crie à la passivité des services de sécurité de ces deux villages. Dans une interview avec CONGORASSURE.CD, Muheshimiwa Kakuru, président de cette structure civile, depuis que cette insécurité a pris des allures inquiétantes, ces services n’ont jamais été en même de démanteler ne serait-ce qu’une seule mafia qui serait à la base cette insécurité en dépit des alertes lancées par la population locale.
« Si l’insécurité est grandissante dans notre groupement, je peux dire que c’est à cause de l’irresponsabilité des services de sécurité. Nous avons la police, l’ANR, mais elles n’ont jamais déniché les malfaiteurs qui insécurisent et tuent la population dans les deux (2) village. Si j’avais la possibilité, j’allais personnellement condamner les deux services là », souligne-t-il.
Pour les services de renseignement qui sont censés veiller sur les groupements Mudja et Rusayo n’ont jamais produit un bilan sécuritaire convaincant. Ce qui a comme conséquence directe, la multiplicité de meurtres et vols dans ces entités. « Lorsque nous sommes victimes de ces actes de barbarie, ce sont ces deux services qui doivent veiller sur la population. Mais rien n’est fait », poursuit-il.
M. Muheshimiwa Kakuru, demande à l’administrateur du territoire de Nyiragongongo et aux autorités coutumières de pouvoir aider la population à finir avec cette insécurité qui vient de causer plusieurs morts dans le chef de la population. « C’est l’administrateur et le Mwami qui doivent maintenant nous aider à gérer cette situation. Parce que sans eux personne d’autre ne peut aider cette population victime de ces atrocités. »
Par ailleurs, il appelle les habitants de son entité à se souder les uns aux autres et dénoncer tout mouvement suspect pour qu’ensemble ils puissent contribuer à la sécurité de leur contrée, en proie à une insécurité grandissante.
Diddy MASTAKI, Goma