La situation sécuritaire de la ville de Goma et une partie du territoire de Nyiragongo au Nord-Kivu dans l'Est de la RD Congo reste très préoccupante depuis le début de cette année. Des assassinats et d'autres formes de criminalité urbaine se multiplient davantage, mais sans une quelconque communication des autorités urbaines ni provinciales en cette période où la province du Nord Kivu continue à être sous le régime exceptionnel d’état de siège.
Préoccupés par cette situation qui affecte la capitale provinciale du Nord Kivu, surtout pendant ce temps d’incertitude sécuritaire suite à la guerre du M23, les mouvements citoyens et groupes de pression de cette région ont été reçus par l’autorité urbaine lundi 27 mars pour chercher à savoir un peu plus sur les causes de cette insécurité grandissante qui persiste en ville de Goma pour afin peaufiner des nouvelles stratégies qui s’imposent pour démanteler tous les réseaux mafieux.
Pour ce faire, le maire policier de Goma a convoqué une réunion élargie à toutes les couches pour évaluer la situation actuelle alarmante avec la tuerie des plusieurs personnes la semaine dernière dans plusieurs quartiers de la ville ainsi que certains villages du territoire de Nyiragongo.
Pour la Véranda Mutsanga, un groupe de pression actif au Nord Kivu, les grandes questions auxquelles il faut trouver des solutions claires, c'est là sur militarisation et la divagation des militaires dans la ville de Goma, Sake et Nyiragongo. Ce mouvement citait nommément les éléments de l’unité FARDC de la garde républicaine qui, contrairement au passé récent sont devenus perceptibles presque partout et logent dans les quartiers près de la population civile. Il demande que des mesures draconiennes soient prises pour contrôler ces militaires qu’il suppose incontrôlés et accusés d’être impliqués dans cette insécurité a Goma, Sake et Nyiragongo.
Diddy MASTAKI, Goma