La République démocratique du Congo (RDC) a exprimé son souhait de voir les forces de maintien de la paix des Nations unies rejoindre l’armée gouvernementale dans la lutte contre les groupes armés dans le pays. Cet appel a été lancé lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies le 29 mars à New York.
Georges Nzongola-Ntalaja, le représentant de la RDC à cette réunion, a suggéré que la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) soit transformée en une force fournissant une assistance aux forces armées de la RDC. Il a également appelé à la réactivation de la Brigade d'intervention de la MONUSCO (FIB), qui comprend des troupes spécialement entraînées d'Afrique du Sud, de la Tanzanie et du Malawi.
Dans son discours, M. Nzongola-Ntalala a par ailleurs condamné les allégations du Rwanda concernant une prétendue collaboration entre les forces armées de la RDC et les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Le diplomate Congolais a réitéré que les Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR) sont des ennemis de la RDC et que le Rwanda justifie ainsi faussement son attaque contre la RD Congo.
Les représentants présents à la réunion ont à leur tour exprimé leur inquiétude quant à la détérioration de la situation des droits de l'homme et de la sécurité en RDC, citant l'aggravation de la situation dans la province du Nord-Kivu. Le représentant Américain Robert Wood a souligné la nécessité pour la RDC de professionnaliser ses forces de sécurité et a appelé le pays à mettre immédiatement fin à “sa collaboration avec les groupes armés”.
D'autre part, la représentante Russe a fait savoir que, le Kremlin était préoccupé par la consolidation d'autres groupes armés dans l'Est du pays, profitant du fait que les militaires de la RDC se concentrent sur la rébellion du M23. La Russie a appelé à la fin des opérations militaires et a exhorté toutes les parties à s'engager dans un dialogue inclusif.
L'appel à la réactivation de la FIB faite par les autorités de la RD Congo qui considèrent que l'intervention de l'ONU est essentielle à sa sécurité, arrive alors que l’année écoulée plusieurs manifestations ont été organisées dans l’Est du pays par diverses organisations de la société civile et des mouvements citoyens pour exiger la réduction de la présence de l'ONU dans le pays ou encore, son départ du territoire congolais.
Les manifestants reprochaient à la mission son “inaction” ainsi que son “inefficacité” face à la situation sécuritaire dans le Nord-Kivu avec notamment la multiplicité des attaques des groupes armés dont l’ADF, et la résurgence de la rébellion du M23, soutenue par le Rwanda.
CongoRassure