Les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) et ses alliés du Rwanda Défense Forces (RDF) continuent à conquérir des nouvelles entités dans le territoire de Masisi, en province du Nord-Kivu, dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Ces attaques surviennent en plein processus de leur retrait des zones occupées conformément aux communiqués de Naïrobi, Luanda, Burunju et Addis-Abeba.
Jeudi 30 mars 2023, les combats ont repris entre la coalition M23-RDF et les Forces Armées de la RDC sur l’axe Mweso-Kitshanga, dans le Masisi. Des sources locales renseignent que les rebelles ont attaqué les positions de l’armée Congolaise autour des villages de Nyamaboko et Buhabo. C’est au lendemain d’une tentative de conquête de la cité de Mweso.
Réagissant à ces nouvelles attaques, Edgar Katembo Mateso, vice-président de la société civile du Nord-Kivu, pense que le M23 n’a jamais exprimé une volonté de matérialiser les recommandations des chefs d’États de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et d’autres organisations.
D’après cet acteur des forces vives, l’unique solution serait de sanctionner le Rwanda qui est derrière cette agression et contraindre le M23 à quitter le territoire congolais.
« Nous pensons qu’il faut arrêter de dorloter le M23. Parce que c’est un mouvement qui ne veut même pas écouter les autorités sous régionales, il se méfie des recommandations. Il faut sanctionner le Rwanda et ouvrir le feu contre le M23. C’est de cette seule manière qu’il peut quitter. Mais penser qu’avec le dialogue le M23 pourra se retirer il faut attendre longtemps », réagit Edgar Katembo Mateso.
Pour rappel, le processus du retrait des combattants du M23 des zones sous leur occupation, comme convenu par les chefs d'États de l'EAC, est entré en vigueur le 07 Mars 2023. Mais sur le terrain, la situation ne semble pas répondre aux attentes des milliers de Congolais surtout les déplacés. Le M23 continue avec ses attaques pour occuper des nouvelles localités, soit se retirent d'une entité pour renforcer l'autre.
Martin Leku