Trois (3) personnes dont deux (2) hommes et une femme ont été tuées par machette la nuit du vendredi 31 mars au samedi 1er avril 2023 à Sake dans le Quartier Virunga en territoire de Masisi par des personnes jusque-là non encore identifiées.
Parmi les victimes, un élément de la Police Nationale Congolaise qui travaillait à la PCR/Goma répondant au nom de Sadiki Kamala, son épouse Noëlla Lubongo et un autre homme qui reste inconnu ont tous été décapités dans une même maison d'habitation d'après les témoignages sur place.
Le Chef du Quartier Virunga de Sake rapporte que les voisins se sont réveillés le matin de ce samedi et ont constaté que le forfait était déjà commis.
« Nous avons ouvert la porte et avons vu un corps d'une femme et deux (2) hommes sur le sol, ils ont vraiment été décapités sauvagement par machette », a laissé entendre Wetemwami Kindera « il y a surement quelques personnes qui sont venues avec cet agent de la Police de Circulation Routière de Goma, elles sont arrivées dans la maison et ont consommé des boissons et ces hommes sont rentrés, mais les voisins n'ont pas su de quoi s'il s'est agit », poursuit-il.
Un autre habitant et voisin des victimes qui confirme l'information, mais n'a entendue un moindre bruit qui pouvait inciter un mouvement suspect, mais des traces de drogues retrouvées portent à croire que les victimes en ont consommé avant que leurs bourreaux passent à l'acte.
« J'ai su que mon voisin Sadiki et sa femme sont dans la maison, mais il se pourrait qu'ils avaient des visiteurs, ils étaient tous dans la maison, mais nous n'avons pas su quand est-ce qu'ils sont rentrés. Ce matin nous nous retrouvons avec des corps sans vie dans la maison, c'est ça l'information en notre possession, car il n'y avait aucun bruit, nous ne savons pas dans quelle manière ils ont été tués, ce qui est visible seul ce sont ces boissons seulement », souligne-t-il.
Une première de ce genre de tuerie dans cette partie de la province du Nord-Kivu, cet acte barbare est condamné par la société civile du groupement Kamuronza à Sake dans le Masisi, cette dernière appelle les autorités à s'impliquer pour des enquêtes en vue de dénicher les auteurs et les déférer devant la Justice.
Emmanuel MWENE, Goma