Deux (02) officiers dont l'un des Forces Armées de la RD Congo (FARDC) et l'autre de l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) ont été arrêtés par les services de sécurité après les enquêtes menées pendant deux (02) dans l'agglomération de Kyavinyonge, chefferie des Bashu en territoire de Beni au Nord-Kivu dans l'Est de la RDC après les échauffourées vécues le weekend dernier qui ont occasionné la mort de six (06) garçons et une dizaine de blessés.
L'information a été livrée mardi 11 avril 2023 à la presse par le capitaine Antony Mualushayi Mbombo, porte-parole des opérations militaires Sokola 1 grand Nord qui indique que ceux-ci ont été arrêtés dans l'objectif d'approfondir des enquêtes.
Après avoir réuni plusieurs éléments, la commission d'enquêtes composée des responsables de la justice militaire, des renseignements, des journalistes civils et militaires, a constaté qu'il existe un conflit qui date de plusieurs années entre l'ICCN et la population civile qui veut à tout prix entreprendre des activités champêtres et construire même des habitations dans le Parc National des Virunga (PNVi).
“Malheureusement, ce conflit semble être l'affaire des hommes politiques qui sont à la recherche du leadership dans cette entité. Plusieurs jeunes venant en majorité du territoire de Lubero connu comme maternité de groupes armés Maï-Maï ont été envoyés après un communiqué diffusé le 05 avril dernier sur l'hautparleur de la mosquée de Kyavinyonge et sur la radio Ishango pour la construction des huttes coutumières appelées Baraza Kyaghanda-Yira. Dépêchés sur place pour constater et détruire ces maisonnettes, les éléments de l'ICCN et de l'armée Congolaise ont fait face à une centaine de jeunes d'autodéfense appelés localement Wazalendo qui sont en plein Parc pour protéger selon eux leur Baraza”, a fait savoir le capitaine Antony Mualushayi.
Selon lui, c'est juste à l'entrée de Kyavinyonge vers 17 h 00 du samedi 08 avril que la foule a entouré les huit (08) et les Ecogardes pour les désarmer.
“Visiblement tout était bien organisé pour se ravitailler en armement. Se voyant débordés, les éléments Echogardes et FARDC ont ouvert les deux pour disperser la foule et regagner leurs cantonnements respectifs. C'est dans ce désordre que six (06) jeunes ont été atteints par balles et la mort s'en est suivie”, a-t-il ajouté.
La même source souligne que, tous les six (06) corps ont été enterrés lundi 10 avril 2023 après le rapport des médecins et le constat de la justice où le gouvernement provincial du Nord-Kivu a pris en charge les obsèques de ces compatriotes et les soins des blessés.
DM Ngovoka, Beni