Après la découverte des ossements humains au village Ntoma dans la localité de Kilya, une délégation composée des militaires des forces armées de la RDC, des éléments de la police scientifique et technique et ceux de la protection civile ainsi que certains membres de la société civile du secteur Ruwenzori, territoire de Beni au Nord-Kivu, s'est rendue immédiatement sur place en vue d'y mener des investigations.
Selon la société civile locale, il s'agirait des ossements humains des victimes ayant été tuées par des terroristes ADF/MTM, très présents dans cette partie du territoire de Beni.
Sur place, cinq scènes de crimes ont été détectés et vingt corps ont pu être identifiés puis enterrés dans le respect de la dignité humaine ; affirme le capitaine Antony Mualushayi, porte-parole de l'armée au sein des opérations militaires Sukola 1.
À lui de préciser que, certains indices militaires tels que les grades, des tenues ainsi que des bottines étaient visibles dans ces zones de crimes poussant à croire que parmi les personnes exécutées par les terroristes ADF/MTM figuraient également des soldats Congolais.
À en croire les scientifiques présents, ces ossements datent de deux ans. Ces victimes auraient donc été tuées au cours de l'année 2021 ; une période qui correspond réellement aux massacres perpétrés par les ADF dans plusieurs villages du secteur Ruwenzori entre-autres Loselose, Ntoma et Halungupa; précise le capitaine Antony Mualushayi.
Quant aux membres de la société civile présents lors de cette opération d'investigation, ils ont réitéré leur souhait de voir un jour les responsables de toutes ces violations des droits humains ainsi que leurs collaborateurs, répondre devant la cour pénale internationale pour tous ces crimes commis contre la population de Beni.
Précisons que cette découverte macabre a été signalée dans une zone qui était jadis un bastion des terroristes ADF et aujourd'hui récupéré par les forces armées Congolaises.
Nicole Lufungi, Beni