Les Wazalendo autrement dits groupe de jeunes patriotes, est un nouveau qualificatif qu’ont emprunté les différents groupes des milices locales depuis l’instauration des corps des réservistes au sein des FARDC en RDC. Depuis leur réorganisation en groupe hétérogène pour soi-disant aider les l’armée Congolaise à défendre l’intégrité du territoire Congolais contre l’agression du Rwanda à travers le M23, selon le régime de Kinshasa et plusieurs rapports des Nations-Unies, ces groupes jadis considérés comme forces négatives sont accusés de plusieurs dérapages dans les contrées où ils sont présents.
Pour cela, des étudiants du Nord-Kivu dans la partie Est de la RDC appellent la force onusienne de la MONUSCO à intervenir en toute urgence pour remettre de l’ordre dans les rangs des Wazalendo et surtout leur lancer une campagne de sensibilisation pour les amener à une prise de conscience et surtout les appeler à la responsabilité.
Ces étudiants ont fait cet appel lors des assises avec la section des affaires politiques de cette force onusienne présente dans le petit Nord de la province. Dans leur allocution, les étudiants ont justifié leur demande par leur perspective de vouloir quant à eux mettre en place une structure de défense des milieux estudiantins similaire aux Wazalendo en attendant le lancement des formations paramilitaires leurs destinées prévues par le ministère Congolais de l’Enseignement supérieur et universitaire.
En revanche, les conseillers principaux aux affaires politiques de la MONUSCO a souligné que la question de Wazalendo relève de la compétence du gouvernement Congolais. Pour lui, depuis l’annonce de la loi instituant la loi portant corps de réservistes des FARDC, cette institution avait alerté le gouvernement Congolais en démontrant tous les dangers susceptibles de naître de cette loi. Mais les explications du gouverneur militaire du Nord-Kivu avaient démontré « qu’il s’agit des patriotes Congolais qui veulent défendre leur pays et que personne ne peut leur refuser de défendre leur pays », souligne-t-il.
« Quand on nous a donné cette réponse, nous avons laissé d’en parler parce que d’après tout, ce sont les autorités qui parlent de leur pays. Mais les dangers qui peuvent naître de cela sont énormes. Il faut dire qu’avant la loi sur les réservistes, le Congo comptait plusieurs groupes armés et milices, mais actuellement toutes les forces négatives dont des réservistes on ne peut plus parler des forces négatives. Cela risque d’amener les autres jeunes à devenir des Wazalendo », poursuit la MONUSCO.
Diddy MASTAKI, Goma