La Mission de l'Organisation des Nations-Unies pour Stabilisation au Congo (MONUSCO) vient de présenter à la presse le bilan des attaques et affrontements entre groupes armés enregistrés entre décembre 2022 et mai 2023 dans les territoires de Djugu et Mahagi. Dans un entretien avec la presse de Bunia, le bureau de la MONUSCO de cette ville a notamment évalué la situation sécuritaire puis présenté les actions menées sur terrain dans le cadre de la consolidation de la paix.
À cette occasion, Karna Soro a livré un chiffre macabre des cas de massacres de la population estimé à au moins cinq cents et trente (530) civils tués par des groupes armés notamment CODECO et Zaïre dans les territoires de Djugu et Mahagi.
« Tout ceci est l’œuvre des groupes armés qui se battent dans la zone (Djugu et Mahagi) et qui s’attaquent à la population civile dans des attaques en guise de représailles ou d’attaques contre les civils. Selon les humanitaires, il y a aussi (01) milliard de déplacés un dont 700.000 à Djugu et 300.000 à Mahagi», ajoute-t-il
Malgré cette situation dramatique, la MONUSCO reste alors optimiste quant à l’évolution de la situation sur terrain, notamment avec les opérations militaires qu'elle mène en appui aux FARDC.
« La moyenne était de 100 morts le mois avec le PIC au mois de février, progressivement la situation s’améliore dans ces zones-là, grâce au travail de protection civile qui se fait », poursuit Karna Soro, chef du bureau de la MONUSCO Bunia.
Il a par la suite interpellé les groupes armés que les actes qu’ils posent ne seront pas impunis et que la justice Congolaise documente « systématiquement » tout ce qui se passe.
Marcus Jean Loika