En territoire de Beni, la Nouvelle Société Congolaise (NSCC) du secteur Ruwenzori rapporte une incursion des combattants d'Allied Democratic Forces (ADF) à Bulimba, contrée située dans la localité Lisala en groupement Buliki, à 15 km, côté Est de Kalunguta, où on signale que, cinq (05) civils qui étaient déjà pris en otage se sont tous échappés après avoir parcouru 10 km en se dirigeant vers le Graben, plus précisément à Kiurama, en chefferie des Bashu.
Le pillage des chèvres, poules et autres biens de la population locale est signalé, mais cette structure citoyenne fait également savoir que, les otages ont eu l'occasion de glisser des mains de rebelles pendant que l'ennemi ADF voulait prendre d'autres chèvres dans une maison, un moment qui a occasionné que ces derniers cités ci-haut puissent se sauver.
L'ennemi a commencé à opérer aux environs de 22 h pour rentrer vers 3 h, d'après des sources de la Nouvelle Société Civile du secteur Ruwenzori sur place, lesquelles ont confirmé que deux femmes et trois hommes se sont échappés.
Cependant, Mumbere Meleki Mulala, coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise dans le secteur précité, au nom de toute la coordination, demande l'implication urgente des autorités militaires sur la menace qui pèse sur le groupement Buliki, spécialement dans sa partie Est, dont Soma, Bulimba, Vusenga, Pabuka, Kighuthu, Vuthungu, Lisala, Mukondi, Kalingathe, Mbilali, Kalau, Mbukudu et Kalunguta centre.
Pour la population, elle lui demande de rester dans la vigilance, et pour dénoncer, il faut être près d'une base militaire, mais fait savoir que, le cas de Buliki est exceptionnel vu qu'il n'y a pas une armée ou soit une position militaire, les UPLC sont sans cœur de s'attaquer aux rebelles, ainsi réclamant les opérations militaires dans cette partie du pays.
Notons que la Nouvelle Société Civile Congolaise en secteur Ruwenzori a déjà lancé plusieurs alertes sur des mouvements des ADF dans la partie Est du groupement Buliki auprès des autorités militaires FARDC-UPDF, mais sans succès, renseigne Meleki Mulala.
Emmanuel MWENE, Goma