Plus ou moins onze (11) civils ont été sauvagement exécutés la nuit de samedi 15 juillet dernier, au village de Rubona, groupement Bukombo, en territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. Leurs corps sans vie ont été découverts la matinée de dimanche 16 juillet.
Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) attribuent ce nouveau massacre aux rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) soutenus par l'armée Rwandaise. Selon leur communiqué de presse publié la soirée de dimanche, ces onze (11) victimes toutes des hommes étaient utilisés par les terroristes comme des porteurs.
L'armée précise que ce massacre intervient après celui de sept (07) femmes et des enfants du 4 au 5 juillet 2023 à Bugushu, dans le groupement Congo, à violation de la feuille de route de Luanda et les décisions des Chefs d'États et gouvernements de la Communauté de l'Afrique de l'Est (EAC) prises lors du sommet de Nairobi.
« Ces terroristes RDF/M23, au lieu d'observer le cessez-le-feu et le cantonnement imposés par la feuille de route de Luanda et les décisions des Chefs d'États et gouvernements de Nairobi, s'obstinent à défier les institutions régionales et la communauté internationale par la violation, par des massacres et la perpétration des crimes contre l'humanité dans les territoires sous leur contrôle », lit-on dans ce communiqué.
Selon plusieurs sources civiles en groupement Bukombo, ce massacre vient en représailles des pertes en vies humaines subies par la coalition M23/RDF dans les combats avec les miliciens d'autodéfense appelés « Wazalendo », la semaine passée. Elles avancent un bilan de 6 morts et des blessés parmi les éléments M23.
Martin Leku