Bintou Keita, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations-Unies en République démocratique du Congo, a vivement condamné le récent massacre de civils sans défense dans le village de Marangara, situé dans le groupement de Tongo, dans le territoire de Rutshuru. Ce massacre, perpétré par les combattants de la rébellion du M23, a causé la mort d'une dizaine de civils et blessé quatre personnes, dont des femmes et des enfants. La représentante spéciale appelle les groupes armés actifs dans l'est de la RDC à cesser immédiatement les hostilités et à adhérer au Programme désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (PDDRC-S).
Le rappel des précédents massacres
Ce massacre s'inscrit dans une série de violences perpétrées par le groupe rebelle M23 dans la région. Depuis novembre 2021, date de la reprise des activités de cette rébellion, la population de la province de Rutshuru en a été victime à plusieurs reprises. Ces violences ont provoqué l'indignation de la population ainsi que des organisations de défense des droits de l'homme, notamment après les massacres dans la chefferie de Bwito et les tueries de masses à Kishishe.
L'appel à la cessation des hostilités
Bintou Keita exhorte les groupes armés à mettre fin immédiatement aux hostilités et à déposer les armes sans conditions. Elle souligne l'importance de leur adhésion au PDDRC-S, un programme qui vise à désarmer, démobiliser et réintégrer les combattants et à contribuer au relèvement communautaire et à la stabilisation des zones affectées par le conflit. Cet appel à la paix et à la réconciliation est essentiel pour mettre un terme aux violences et protéger la population civile.
Le massacre des civils à Marangara perpétré par le M23 a suscité une condamnation ferme de la part de Bintou Keita, représentante spéciale du secrétaire général des Nations-Unies en RDC. Cette tragédie souligne la nécessité urgente de mettre fin aux hostilités et d'obtenir l'adhésion des groupes armés au processus de désarmement et de réintégration. La protection de la population civile et la recherche de la paix doivent être les priorités afin de mettre un terme aux souffrances infligées à la population dans l'est de la RDC.
Diddy MASTAKI