La situation sécuritaire dans le groupement Mbankana, situé dans la commune de Maluku, continue de se détériorer, alors que l'activisme de la milice Mobondo s'intensifie. Des affrontements meurtriers ont éclaté entre l'armée congolaise et les assaillants, laissant plusieurs victimes dans le sillage.
Le mercredi 23 août, un violent affrontement a éclaté entre les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la milice Mobondo dans le village de Muluono, non loin de la capitale Kinshasa. Selon des sources locales, les miliciens ont tenté de s'emparer d'armes des forces de sécurité, provoquant une riposte immédiate. Le bilan de ces affrontements reste encore incertain en raison de l'absence d'accès à la zone depuis mercredi. Cependant, plusieurs pertes en vies humaines ont été signalées, avec des chiffres divergents entre les différentes sources.
Parallèlement, Soki Milanda, le Chef du groupement Mbankana, qui s’est confié au média en ligne ACTUALITE.CD a lancé un appel au gouvernement pour une intervention urgente visant à éradiquer la menace croissante posée par les miliciens Mobondo. Selon ses déclarations, la milice aurait tué quatre militaires et en aurait blessé d'autres tout en s'emparant de leurs armes. Malgré une riposte des forces armées ayant entraîné la mort d'une dizaine de miliciens, la population locale reste profondément préoccupée par la présence persistante des Mobondo.
Un résident de Mbankana a quant à lui révélé que les miliciens Mobondo cohabiteraient avec les militaires dans la région, partageant même des moments de convivialité. Cependant, cette coexistence apparente masquerait une réalité plus sinistre, où les miliciens sont accusés de commettre des actes de violence et de meurtre contre la population locale. Cette situation a créé un climat de peur et de méfiance généralisée, où les habitants vivent dans la crainte constante des actions de la milice.
Bien que des opérations militaires aient été lancées pour contenir la menace des miliciens Mobondo, la situation sécuritaire dans la commune de Maluku ne montre aucun signe d'amélioration significative. Les attaques contre les civils continuent d'être signalées, illustrant la difficulté des autorités à endiguer cette violence. Ces attaques ne se limitent pas à Mbankana, mais touchent également d'autres régions de la commune, avec des incidents récents signalés dans le village d'Ibi. Les racines de la violence remontent au territoire de Kwamouth, dans la province de Mai-Ndombe, avant de se propager progressivement aux provinces voisines de Kwango, Kwilu et finalement à la porte de la capitale Kinshasa.
CongoRassure