Après le drame ayant conduit à la mort de plusieurs personnes en ville de Goma le 30 août dernier, plusieurs jeunes de cette ville condamnent la façon d’agir de l’unité des FARDC auteurs de cette répression sanglante des civils sans arme avant même le déclenchement de leur marche et demandent que justice soit faite contre toutes les autorités urbaines de cette ville et provinciales.
« Nous pleurons calmement nos morts, victimes d’un massacre à ciel ouvert perpétré par nos propres forces de l’ordre. Toute la ville est presque en deuil. Que cela ne passe pas inaperçu parce que ça montre à quel point notre sécurité n'est plus assurée même par nos propres dirigeants », fustige un habitant avec des larmes aux yeux.
Par ailleurs, le plus grands soucis de la population après la énième prorogation de l’état de siège est de voir ce régime exceptionnel être levé sans aucune forme de procès et organiser un procès public de tous les auteurs et co-auteurs de toutes les tueries perpétrées depuis l’instauration de l’état de siège car, selon eux, cette dernière répression vient d’ajouter la poudre sur le feu pour accentuer la souffrance qu’endure la population de la province du Nord-Kivu en dépit de la sur militarisation qui s’observe dans cette province depuis le début de la guerre du M23.
« Nous sommes la population et non des ennemis. Si le gouvernement a du mal à nous diriger comme population à coude de la fureur qu’il a suite à la présence des M23 qu’il nous le dise. Nous souffrons depuis des décennies et ceux qui sont censés nous souiller les larmes deviennent encore plus pires que les rebelles. Que l’état de siège soit levé immédiatement et nous laisser nous débrouiller dans notre souffrance pour mettre fin à tout ce qui se passe. Nous sommes fatigués, vraiment fatigués », souligne un motocycliste rencontré par CONGORASSURE.CD.
La ville de Goma vit dans un climat moins serein depuis la mort de ces plusieurs dizaines de personnes dont le bilan varie selon une institution à une autre. Une répression aux allures d’un carnage qui est condamné par nombreux défenseurs des droits humains au niveau local, provincial et international.
Diddy MASTAKI, Goma