Malgré les critiques persistantes, les troupes de l'East African Community (EAC) resteront en République Démocratique du Congo jusqu'en décembre 2023. Cette décision, prise lors d'un sommet extraordinaire à Nairobi, s’inscrit dans le cadre des efforts régionaux pour stabiliser le Nord-Kivu.
La situation sécuritaire dans la région du Nord-Kivu reste précaire malgré la présence des forces de l'East African Community (EAC). Toutefois, lors d'un sommet extraordinaire à Nairobi, auquel a pris part le premier ministre Sama Lukonde, les Chefs d'État des pays membres de l'EAC ont pris la décision de prolonger le mandat de la force régionale en RDC jusqu'au 8 décembre 2023, soit trois mois de plus que la date prévue, en attendant un rapport d'évaluation qui découlera de la rencontre des ministres.
Selon le communiqué final du sommet, les Chefs d'État ont pris en compte les étapes opérationnelles franchies par la force régionale de l'EAC dans le cadre du processus de Nairobi, dirigé par l'EAC. Ils ont par ailleurs exprimé leur satisfaction quant à la contribution financière de la Commission de l'Union africaine, d'un montant de 2 millions de dollars américains, en faveur de la force régionale de l'EAC.
Une prorogation sur fond des critiques
La présence des troupes de l'EAC en RDC a été controversée depuis le début. Leur mission principale était d'assister les autorités congolaises dans la pacification de la région du Nord-Kivu. Cependant, malgré des mois de déploiement, plusieurs groupes armés, dont le M23, restent actifs dans la région, occupant des agglomérations et menaçant la sécurité des habitants. Cette situation a poussé plusieurs organisations de la société civiles d’exiger le départ de ces troupes du territoire congolais.
La décision de prolonger le mandat de l'EAC en RDC a par conséquent suscité des réactions diverses. Celle-ci est presque surprenante étant donné les critiques persistantes de Kinshasa à l'égard des forces régionales de l'EAC, qu'elle jugeait, il y a peu, incapables de remplir correctement sa partition dans la pacification de l’Est du pays.
CongoRassure