Le délai accordé aux combattants de la rébellion du M23 pour se retirer des positions qu'ils occupent depuis plus d'un an a expiré d'un jour seulement. La population de la ville de Goma s'attend donc à ce que des opérations militaires sans complaisance soient menées par les FARDC et leurs collaborateurs contre cette rébellion.
Alors qu'elle critique les FARDC pour avoir toujours adopté une position défensive depuis le début de la guerre dans l'est de la RDC, une tactique que beaucoup considèrent comme la cause de la chute de plusieurs entités aux mains des rebelles, cette population, qui affirme soutenir l'armée congolaise dans cette campagne, l'appelle à combattre l'ennemi sans relâche jusqu'à la libération des territoires de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo qui sont séparés du reste de la province depuis 2022.
Cela a entraîné le déplacement massif de la population vers la ville de Goma et vers la partie sud de Nyiragongo, qui n'est pas touchée par la guerre, avec des répercussions négatives sur la situation sécuritaire et socio-économique de cette province. Goma reste étouffée par la guerre menée par ces combattants dans les zones agricoles et la zone frontalière de Bunagana, l'un des principaux pôles économiques de la province.
"Nous voulons que des opérations de grande envergure soient lancées dès que le moratoire accordé par notre gouvernement au M23 a expiré, avec la réforme que nous voyons actuellement au sein de notre armée. Nous soutenons notre armée. C'est la seule dont nous disposons et sans son implication sans complaisance pour mettre fin à cette guerre, nous continuerons à souffrir et à vivre dans la peur et l'incertitude", a déclaré un habitant à CONGORASSURE.CD.
C'est depuis dimanche dernier que le ministre Christophe Lutundula a dévoilé cette planification opérationnelle des FARDC contre la rébellion du M23, accusée d'être soutenue par le Rwanda.
Diddy MASTAKI