Le Mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) s'insurge contre la persistance de l'insécurité à l'est de la République Démocratique du Congo (RDC). La LUCHA section de la ville de Butembo annonce des actions populaires pour exiger la levée pure et simple de l'état de siège décrété au Nord-Kivu et en Ituri.
Dans un communiqué de presse portant sur l'état de siège dans ces deux provinces publié ce mercredi 4 octobre, cette structure décrie « l'intensification » des dégâts matériels et des pertes en vies humaines par les groupes armés.
Elle cite notamment les terroristes d'Allied Democratic Forces (ADF) qui opèrent dans la région de Beni et une partie de l'Ituri et le Mouvement du 23 mars (M23) qui occupent illégalement des villages dans le petit nord du Nord-Kivu. La LUCHA évoque aussi le carnage des civils perpétrés par des militaires des Forces Armées de la RDC en ville de Goma le 30 août dernier.
Ce Mouvement citoyen dit constater la non prise en compte les revendications des populations meurtries portant levée de l'état de siège en provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri. « Cette mesure jugée inopportune et stérile par son résultat macabre après la table ronde tenue à Kinshasa du 14 au 16-août-2023 », lit-on dans ce document.
La LUCHA section de Butembo appelle à une série de manifestations populaires dont des journées ville-morte à dater de ce jeudi 5 octobre. Cette action vise la levée tant soit peu de cet état de siège suite à son inefficacité face aux enjeux de l'heure ; la non-politisation de la guerre contre les M23 et l'offensive militaire et immédiate contre ces rebelles ; la bonne justice pour les victimes du carnage du 30 août 2023 à Goma ; la libération des prisonniers politiques de l'état de siège ; ...
En rappel, le chef de l'État et président de la RDC, Félix Tshisekedi avait proclamé l'état de siège en provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri le 6 mai 2021. L'objectif était de restaurer l'autorité de l'état et la paix dans cette partie du pays.
Dès lors, la situation sécuritaire s'est dégradée. C'est notamment la résurgence des rebelles du M23 et les tueries des civils par les ADF et les miliciens de la Coopérative pour le Développement du Congo (CODECO).
Martin Leku