La situation sécuritaire demeure tendue sur plusieurs fronts dans le territoire de Rutshuru, situé dans la province du Nord-Kivu en République démocratique du Congo. Le lundi 9 octobre, des affrontements ont eu lieu entre les groupes d'auto-défense connus sous le nom de Wazalendu et les éléments du M23 dans le groupement de Tongo. Les détonations d'armes lourdes et légères ont paralysé les activités socio-économiques dans les villages voisins de la chefferie de Bwisha. De plus, quelques coups de feu ont été entendus ce matin dans le groupement de Bukoma, à Nkwenda.
Dès les premières heures du matin, les détonations d'armes ont réveillé les habitants des différentes localités et des villages proches des lignes de front. Les affrontements ont eu lieu à Kisangani, dans le groupement de Tongo de la chefferie de Bwito. Les habitants se sont enfuis vers des endroits jugés plus sécurisés, tandis que ceux qui sont restés ont passé la journée enfermés chez eux, par peur. À Nkwenda, situé à 13 kilomètres de Kiwanja sur la route Ishasha, les quelques coups de feu entendus ont accéléré la peur chez les habitants, poussant certains à quitter le village. Certains se sont dirigés vers Kiseguro, dans le groupement de Binza, tandis que d'autres ont trouvé refuge dans la commune de Rutshuru.
Cependant, la situation s'est calmée à Kinyandonyi, où les affrontements ont eu lieu le dimanche précédent. Certains habitants ont commencé à retourner dans ce chef-lieu du groupement de Bukoma. En revanche, à Kiwanja, dans la commune de Rutshuru, les activités socio-économiques ont été fortement perturbées ce lundi. Seules quelques boutiques ont ouvert leurs portes, et les écoles primaires ont enregistré une faible présence d'élèves. Les parents ont hésité à envoyer leurs enfants à l'école en raison des détonations d'armes lourdes entendues dans le groupement de Tongo.
La population de Rutshuru vit dans une grande insécurité depuis plusieurs années, en raison des affrontements entre différents groupes armés. Ces violences ont un impact significatif sur les activités socio-économiques de la région, ainsi que sur la vie quotidienne des habitants. Il est impératif que les autorités locales et nationales prennent des mesures urgentes visant à rétablir la paix et la sécurité dans cette zone, afin de permettre aux habitants de vivre dans des conditions plus stables propices à leur développement.
Gloiredo Ngise