Ce dimanche après-midi, un calme apparent règne à Kinyandonyi, situé à 10 km au Nord-Est de la commune de Rutshuru sur l'axe Kiwanja-Ishasha, ainsi qu'à Kahunga, situé à 5 km au Nord de la même commune sur l'axe Kiwanja-Mabenga, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.
Cette tranquillité fait suite à des affrontements simultanés entre les combattants connus sous le nom de “Wazalendo” et les éléments de l'Armée Révolutionnaire du Congo (ARC)/M23 sur ces deux positions, où le bilan du côté civil s'ést élevé à un mort.
Les hostilités ont commencé vers 05 heures du matin, lorsque des détonations provenant d'armes lourdes et légères ont réveillé les habitants de Kinyandonyi et Kahunga, deux (02) villages du groupement Bukoma.
Selon certaines sources, ces affrontements n'ont duré qu'une demi-heure. Les hommes de Sultan Makenga ont résisté et maintiennent toujours leurs anciennes positions, selon nos sources.
Toutefois, nos sources depuis Kahunga indiquent que ces deux (02) belligérants se regardent comme des chats et des souris.
Pendant ces affrontements, un habitant de Kiwanja se rendant à Ishasha a été atteint par un obus au niveau de Kibututu. Les restes de son corps ont été enterrés cet après-midi, selon un membre de sa famille.
Ces affrontements ont eu un impact sur les activités socio-économiques à Kiwanja, où les boutiques sont restées fermées et les marchands qui fréquentent le marché de Kinyandonyi chaque dimanche ne s'y sont pas rendus.
Les églises de Kiwanja n'ont accueilli que quelques fidèles, a-t-on constaté. Pendant ce temps, à Rugarama dans le groupement de Busanza, les habitants ont fui leur village en raison des tirs de balles.
La majorité d'entre eux s'est dirigée vers Rugashari, plus à l'Est de Rugarama. Notre source sous anonymat, indique que ce sont les Wazalendo et les M23 qui se sont affrontés. Ils hésitent à retourner dans leur village, a-t-il fait savoir.
Pour l'instant, on ne sait pas qui contrôle Rugarama, ajoute notre source. Il est à noter qu'à Kiwanja ce soir, les activités commerciales ont timidement repris, constate-t-on.
Gloiredo Ngise, Goma