C’est à l’issue des intenses combats qui ont opposé les forces pro-gouvernementales aux combattants de la rébellion du M23 dans les zones situées en plein Parc National des de Virunga au pied du volcan Nyiragongo qui, les FARDC et les différents groupes de patriotes volontaires dits “Wazalendo” ont su repousser les rebelles du M23 jusqu’à obtenir la libération de la quasi-totalité de Kibumba et Buhumba, en territoire de Nyiragongo jeudi 26 octobre 2023.
L’annonce de cette libération faite par les patriotes Wazalendo est bien accueillie par plus d’un Congolais de la province du Nord-Kivu, mais avec un accent tout particulier des ressortissants de cette contrée qui vivent dans la grande communauté des déplacés depuis plus d’un an dans des camps de fortune dans le même territoire non affecté par cette guerre en l'entrée de la ville de Goma, chef-lieu de la province.
Dans une série d’interviews de Congorassure.cd avec certains déplacés cantonnés dans le camp de Bushagara, ces derniers, pour la plupart ressortissants de Kibumba, cette avancée des FARDC et les patriotes Wazalendo vient de leur redonner encore l’espoir de revoir leur Kibumba natal après tout le temps passé entre souffrance et incertitude dans ces différents camps des déplacés.
Ils implorent le gouvernement Congolais à poursuivre cet élan avec les opérations contre cette rébellion ayant jeté des milliers de citoyens Congolais sur le chemin de l’exode dans des conditions humanitaires déplorables.
Ils pensent par ailleurs qu’il est hors de question que Kinshasa continue à se plier à la volonté des prédateurs de la communauté des Etats de l’Afrique de l’Est qui, selon eux comme plusieurs Congolais sont en train de jouer au jeu de l’ennemi en apportant un soutien d’une manière ou d’une autre à cette rébellion qui répond aux ordres de Kigali sans que Kagame ne soit visé par une quelconque sanction de cette communauté dont est membre la RDC.
Pas de cessez-le-feu ! On doit maintenant enchaîner avec la guerre pour finir cette aventure de mauvais goût de Kagame sur le sol Congolais. Nous avons besoin de rentrer et vivre chez nous et faire nos activités comme d’habitude, fait savoir un déplacé.
Idée qui rejoint les ententes des autres qui disent être déjà navrés par la souffrance qu’ils endurent dans cette vie de déplacé. Toutefois, ils appellent les services sécurité à multiplier plus la vigilance pour ne plus permettre au Rwanda d’expédier des nouveaux escadrons de la mort dans cette zone reconquise et revenir à la case départ.
Diddy MASTAKI, Goma