L'Initiative pour les Droits humains au Burundi, IDHB, une ONG Burundaise accuse des militaires Burundais de plusieurs cas de viols dans la province du Sud-Kivu, où ils sont déployés depuis fin 2021.
Ces accusations sont contenues dans un rapport établi par cette organisation des droits de l'homme et rendu public vendredi 15 décembre 2023. Une zone enregistrant plusieurs dizaines de groupes armés actifs.
À en croire Carina Tertsakian, membre de cette ONG, malgré la prolifération de groupes armés dans cette zone, rien n'exclut la responsabilité des militaires Burundais dans tous les actes de violence documentés sur terrain.
Carina Tertsakian dénonce un climat d'impunité : « Des victimes et d’autres personnes nous ont confirmé que les auteurs de ces crimes étaient des militaires Burundais et nous ont répondu qu’ils portaient l’uniforme de l’armée Burundaise, ils parlaient le Kirundi et certains ont également reconnu des auteurs de ces violations ».
Elle affirme par ailleurs avoir étudié le passé de certains cadres de commandement de l'armée Burundaise déployés dans la partie est de la RDC. Certains d'entre eux ont commis des graves violations des droits humains au Burundi.
En titre illustratif, cette ONG cite Ignace Sibomana, actuel commandant adjoint de la force terrestre du Burundi, qui par le passé était sous sanction des États-Unis suite à ces violations des droits humains commis dans son pays.
Face à ces accusations graves, Bujumbura reste encore calme et aucune réaction des Gorces Nationales de Défense du Burundi n'est encore enregistrée.
Diddy MASTAKI, Goma