Dans la province de l'Ituri, l'attitude du gouvernement Congolais inquiète au plus haut niveau la population de la partie Est du pays beaucoup plus particulièrement de la province de l'Ituri. La gestion du dossier sécuritaire semble ne pas attirer l'attention des autorités Congolaises plus dans la capitale Kinshasa.
Les membres de la société civile et structure communautaire notamment la chambre du conseil Hema ont dénoncé cette attitude de Kinshasa vendredi 01 mars 2024 à Djugu lors de la cérémonie de l'inhumation des civils tués par des éléments de la CODECO dans le groupement Tali-Singo.
Des civils sont tués du jour au lendemain et le silence du gouvernement est constaté, ont dénoncé les structures de la société civile, acteurs politiques et associations culturelles de la province de l'Ituri. Le cas récent est celui de Tali-Singo où quinze (15) civils ont été tués enterrés vivants dans une fosse commune et aucune réaction du gouvernement central n'a été visible.
D'après le député provincial Floribert Byaruhanga prenant la parole au nom de la chambre du conseil Hema, le gouvernement Congolais a son regard beaucoup plus orienté vers la province du Nord-Kivu, où le pays fait face à une agression oubliant que la situation de l'Ituri fait mort d'hommes plus que l'insécurité causée par le rebelle du M-23.
"Le regard du gouvernement Congolais est orienté au Nord-Kivu alors que les massacres à grande échelle qui se passent en Ituri dépasse ceux du Nord-Kivu. La différence est que la province du Nord-Kivu fait face à une agression", s'est plaint cet élu provincial.
D'après le porte-parole de la chambre du conseil Hema, la discrimination dans le chef du gouvernement Congolais démontre l'inattention de son pouvoir sur le dossier de l'Ituri. La protection n'y ait pas garantie au même titre que d'autres populations de la république.
"... Même au pays le gouvernement Congolais n'a jamais décrété une journée de deuil pour le problème de l'Ituri mais dans d'autres cas s'il y a catastrophe naturelle, le gouvernement décrète même trois jours de deuil national. Nous considérons cette politique de deux poids, deux mesures" s'inquiète t-il.
Signalons que, l'enterrement de ces civils a eu lieu en territoire de Djugu sans aucune délégation dépêchée par Kinshasa pour la cérémonie funèbre.
Joël Heri Budjo