Cette liste dressée par les activistes des droits humains de la province du Nord-Kivu, spécialement ceux œuvrant dans la défense et la protection des droits des enfants parraît non exhaustive et constitue un bilan sombre du respect de ces droits en cette période où la province connaît des turbulences sécuritaires suite à la guerre du M23 et la floraison des groupes armés et miliciens.
Ces activistes, dans une interview avec congorassure.cd notent qu'au cours de cette période fatidique de la guerre, plusieurs enfants font face aux six violations graves de leurs droits dont leur enrôlement et exploitation dans des groupes armés.
Une situation qui se veut très déplorable et qui nécessite l'implication de toutes les couches sociales afin de protéger ces enfants dont leur place est réservée au ban de l'école, comme nous l'a signifié Jean Jacques Kbusala, coordonnateur d'une ONG locale œuvrant pour la cause des enfants.
"Il y a violations graves des droits des enfants lorsqu'ils sont recrutés ou utilisés dans des forces ou groupes armés. Les victimes des viol sur mineures, meurtre et mutilation des organes humains, empêchement à l'accès à l'aide humanitaire par les combattants, occupations et destruction des écoles par une troupe des combattants", alerte cet activiste.
À lui de renchérir qu'au Nord-Kivu certaines de ces six (06) violations sont un fait réel, ce qui est une occasion pour les organisations luttant pour la protection des enfants de s'unir pour mettre ensemble les mécanismes pouvant barrer route à ces violations des droits des enfants.
Pour rappel, quarante (46) enfants dont des filles mineures ont été désolidarisés des groupes armés actifs dans le territoire de Masisi en l'espace de deux mois soit en janvier et février par l'organisation Globale Synergie pour la Paix et le développement, une structure qui œuvre dans la protection des enfants affectés par les conflits armés.
Diddy MASTAKI, Goma