Lundi, une vague d'au moins quarante-cinq (45) présumés criminels dont quatre femmes (4) femmes et six (6) militaires a été présentée par la police au maire policier de la ville de Goma en présence de la presse locale et de la population.
Ces présumés criminels, identifiés comme auteurs de l'insécurité urbaine que traverse la ville de Goma ont été retrouvés avec des effets militaires dont des armes à feu, des tenues militaires, des gilets par balle et un lot important de sacs de chanvre.
Selon le maire de Goma, c'est un coup important que viennent de réaliser les services de sécurité dans lesquels il dit renouveler sa confiance. Il annonce également une série de traques de toutes les cellules dormantes des gangs qui déstabilisent la sécurité de cette ville.
Il appelle par ailleurs ses administrés au développement de la culture de dénonciation et de collaboration avec la sécurité pour contribuer au démantèlement de tous les réseaux mafieux auteurs de cette situation qui affecte la ville.
Mais en dépit de ce énième coup perçu comme une réussite de la police de Goma, certaines personnes aux esprits remplis d'un sens critique prennent ces multiples présentations des présumés bandits comme une diversion.
« Il ne se passe pas un mois voire deux semaines sans que le maire ne nous présente des bandits arrêtés, mais la situation reste la même. On présente aujourd'hui et le soir ce sont des incursions dans des maisons. Faudrait-il dire que les autorités urbaines créent une mis en scène pour distraire la population?", s'interroge un habitant.
La nuit dernière, plusieurs maisons ont été dévalisées dans plusieurs quartiers de la ville. De Majengo à Murara en passant par Katoyi, Kasika et Kyeshero, la situation s'empire davantage. On y enregistre presque chaque nuit des incursions des hommes lourdement armés qui emportent tout à leur passage et de fois laissent des morts et blessés derrière eux. Ce qui est pourtant une générique dans ces quartiers.
Diddy MASTAKI, Goma