Depuis le samedi 20 juillet, un groupe de villageois était parti au champ pour récolter des produits champêtres cacaos. Depuis ce jour-là, aucun signe de vie n'avait été reçu de leur part, plongeant la communauté dans une inquiétude croissante.
Le lendemain, dimanche 21 juillet 2024, la situation a pris une tournure dramatique avec la découverte macabre d'un couple pygmée décapité à la machette. Cette trouvaille a alimenté les craintes concernant la disparition des autres villageois.
La tension est montée d'un cran mercredi 24 juillet, lorsque les corps sans vie des civils disparus ont été retrouvés dans un état de décomposition avancée. Tous avaient été décapités, ajoutant ainsi huit (08) victimes au bilan tragique, portant à dix le nombre de civils tués dans cette vague de violence. Ces événements ont choqué la communauté et soulevé de nombreuses questions sur la sécurité dans la région.
Selon Christophe Munyanderu acteur de la nouvelle société civile Congolaise en Ituri, « un survivant a réussi à s'échapper le mercredi 24 juillet au niveau de Kidepo Ndalya. Cet individu, qui a confirmé la mort des huit civils en sa présence, a échappé de justesse à la mort grâce à sa profession d'infirmier. Les assaillants, présumés membres de l'ADF (Forces démocratiques alliées), ont épargné sa vie en découvrant sa profession, lui offrant une chance inespérée de survivre à cette attaque brutale ».
La région de Uesa, située à l'Est des villages Otomabere et Mambelenga, dans le groupement Bandavilemba de la chefferie de Walese-Vonkutu, territoire d'Irumu, province de l'Ituri, est désormais le théâtre de scènes d'horreur et de désolation. La population locale, déjà éprouvée par des années de conflit, se retrouve à nouveau confrontée à une violence aveugle et impitoyable.
Les autorités locales et les organisations de défense des droits de l'homme appellent à une intervention urgente pour sécuriser la région et protéger les civils. Face à cette tragédie, la communauté internationale est interpellée pour apporter son soutien et mettre fin à ce cycle de violence qui endeuille la province de l'Ituri.
Gloiredo Ngise