En l'Est de la République Démocratique du Congo, des civils endurent dans la souffrance en province de l'Ituri. Au-delà de la crise sécuritaire, c'est une gestion sanitaire calamiteuse qui frappe la population
Dans la zone minière, c'est la rupture de stocks des médicaments pour la prise en charge sanitaire des déplacés se fait voir à l'hôpital général de Mongbalu. En territoire de Djugu, cet hôpital n'a ni médicaments, ni lits pour accorder des soins de santé aux victimes des miliciens de la coopérative pour le développement du Congo (CODECO) dans cette partie Nord de la ville de Bunia.
Le médecin Directeur de cette établissement sanitaire qui tire la sonnette d'alarme sur la non-prise en charge des vulnérables évalués à près de vingt (20) personnes blessées, des femmes enceintes et des personnes de troisième âge sont reçues dans cet établissement faute de moyens.
« L'hôpital général de référence de Mongbalu avait enregistré plusieurs blessés. Nous les avons pris en charge avec nos maigres moyens et l'hôpital dans ce sens se prend humanitaire. Il est entrain de prendre aussi en charge des malades parmi des déplacés qui entoure Mongbalu actuellement », alerte le docteur Richard Lokudu.
Lors de l'attaque de 15 juillet 2024, l'hôpital général de référence de Mongbalu avait accueilli quinze (15) blessés. Aucune personne n'avait payé le frais pour les soins et d'autres poursuivent leurs soins. Dépourvu des moyens, le docteur Richard Lokudu plaide pour une aide urgente des autorités au profit de ces personnes.
« Si on ne vient pas à notre secours, nous ne saurons pas prendre en charge tout le monde parce que le personnel nous en avons. Nous manquons les médicaments, l'hôpital n'a pas l'ambulance, le véhicule, même la moto », affirme-t-il.
Dans cette partie de la province de l'Ituri, les populations des localités situées dans la zone minière se sont déplacées dans la commune rurale de Mongbalu après les attaques des éléments de la milice CODECO avec des dégâts humains.
Joël Heri Budjo