Les terroristes de l’Allied Democratic Forces (ADF) ont une nouvelle fois frappé de manière brutale dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, faisant au moins 50 victimes civiles en l’espace de 24 heures.
Par Kasoki Lwanzo
La nuit du mardi 24 au mercredi 25 juillet 2023, les terroristes ADF ont semé la terreur dans plusieurs villages, laissant derrière eux un bilan humain lourd et des familles endeuillées.
Plus de 35 personnes ont été tuées dans le village d’Ombele, situé près de Magurejipa dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu). Ce bilan, encore provisoire selon la société civile locale, est la preuve de la violence de l’attaque. D’après la même source, avant de disparaître dans la nature, les assaillants ont également mis le feu à plusieurs maisons.
Dans le même temps, plusieurs sources concordantes rapportent que 24 autres personnes ont été également assassinées par les mêmes ADF dans les villages de Mangombo Moya, Kotaokola et vers Nzaki, dans le groupement Batangi Mbau. La plupart des victimes seraient originaires de la cité d’Oïcha, et leurs corps seraient déjà entrain d’être rapatriés vers le chef-lieu du territoire de Beni.
Face à cette nouvelle vague de violence meurtrière, aucune communication officielle n’a jusque là été publiée par les autorités locales et encore moins, les autorités nationales.
Dans le chef de la population locale, le silence des dirigeants suscite de plus en plus des questions sur la réponse apportée à la menace des ADF d’autant plus que ce massacre s’ajoute à une série d’attaques perpétrées par les ADF depuis le début de l’année. Les terroristes se distinguent notamment par des tueries à grande échelle, et ce, malgré la présence des administrations militaires.