Dans la province de l'Ituri, dans le territoire de Mambasa, la situation sécuritaire reste préoccupante, alerte une structure de défense des droits de l’Homme.
La Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH), antenne de Mambasa, affirme dans son rapport allant de janvier jusqu’à la mi-août que 250 personnes ont été tuées par des rebelles des Forces Démocratiques Alliées (ADF) à Babila-Babombi. Pour cette structure, c’est un tableau alarmant.
D'après Rams Malikidogo, secrétaire de la CRDH, ces atrocités ont touché 30 villages entre le 3 janvier et le 15 août 2024. Le rapport déplore non seulement la perte tragique de vies humaines, mais évoque également des destructions matérielles massives, des enlèvements de civils, des vols, et l'incendie de maisons.
Le village de Biakato reste particulièrement affecté par la présence visible des terroristes, note la Convention pour le Respect des Droits Humains. Ce qui exacerbe davantage les craintes de la population locale.
En réponse à cette situation critique, la CRDH appelle à l'élargissement des opérations conjointes entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les Forces de Défense Populaire ougandaises (UPDF) sur l'ensemble du territoire de Mambasa. Cet élargissement des opérations pourra permettre d’éliminer les groupes armés responsables de ces violences.
Par ailleurs, cette recrudescence de la violence pousse la CRDH à appeler à la vigilance de la population civile, tout en incitant les services de sécurité à intensifier les patrouilles dans la partie Est de la chefferie de Babila-Babombi. De nombreux villages de la région sont déjà désertés, laissant leurs habitants en quête de sécurité.
Il sied de noter que Mambasa se divise en deux secteurs opérationnels : le secteur opérationnel Sokola 1 Grand Nord et le secteur opérationnel Ituri. Cependant, plusieurs analystes estiment que la coordination des opérations dans cette zone de l'est du pays pose encore problème, ce qui a pour résultat le ralentissant les efforts pour rétablir la paix et la sécurité.
Joël Heri Budjo, Bunia