La nuit de lundi à mardi 24 décembre a été marquée par une série d’actes de violence dans les quartiers de l’Ouest de Goma, mettant en lumière l’insécurité persistante dans cette partie de la ville. Deux (02) femmes déplacées ont tragiquement perdu la vie, victimes d’un acte de barbarie attribué à un présumé militaire des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).
Selon Dedesi Mithima, chef du quartier concerné, l’une des victimes était l’épouse du militaire incriminé, qui aurait été pris d’un accès de colère après avoir surpris sa femme partageant un moment convivial avec une amie autour d’un verre. Ces circonstances troublantes traduisent une violence conjugale ayant viré au drame.
Peu après ce meurtre, une autre incursion armée a été signalée dans le même quartier, blessant gravement un homme et son enfant. Les victimes ont été évacuées d’urgence vers l’hôpital CBCA Ndosho pour recevoir des soins.
Le chef de quartier a tiré la sonnette d’alarme, appelant à une mobilisation générale pour renforcer la sécurité, particulièrement dans les sites de déplacés souvent ciblés par des violences. « La situation est alarmante, surtout dans cette zone où cohabitent civils, militaires et divers groupes armés. Il est urgent que les autorités prennent des mesures efficaces pour protéger la population », a-t-il déclaré.
Il a également interpellé les journalistes, les exhortant à sensibiliser la communauté sur l’importance de la cohabitation pacifique et de la dénonciation des comportements suspects. « Vous avez un rôle à jouer pour encourager la patience et la coexistence harmonieuse. Nos sites de déplacés doivent devenir des espaces sûrs, pas des zones de terreur », a ajouté Dedesi Mithima.
Alors que la période de Noël devrait être synonyme de joie et de partage, ces incidents rappellent les défis sécuritaires majeurs auxquels font face les habitants de l’Ouest de Goma. La population attend des actions concrètes des autorités pour éviter d’autres drames et instaurer un climat de paix durable.
Gloiredo Ngise