Les combats entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les rebelles du M23 se poursuivent dans la région frontalière du Sud-Kivu, notamment à Numbi et Minova. Ces affrontements, qui s’inscrivent dans un conflit prolongé, continuent de provoquer des pertes humaines et des déplacements massifs.
Selon Médecins Sans Frontières (MSF), 163 blessés ont déjà été pris en charge par leurs équipes dans le centre hospitalier de Numbi et à l’hôpital général de référence de Minova. Les blessés, majoritairement des civils, témoignent de l’intensité des combats dans cette région.
Face à cette situation critique, Delphin Birimbi, président du cadre de concertation de la société civile du Sud-Kivu, salue la bravoure des FARDC et des jeunes résistants Wazalendo, tout en lançant un appel à la solidarité et à l’aide humanitaire.
« Tout en louant la bravoure des éléments FARDC avec les jeunes résistants Wazalendo pour faire face aux différentes attaques des rebelles M23 sur plusieurs lignes de front dans les territoires de Masisi au Nord-Kivu, nous demandons à notre population du territoire de Kalehe de continuer à accueillir, comme d'habitude, la nouvelle vague de nos frères déplacés », a déclaré Delphin Birimbi.
Les déplacés arrivent chaque jour dans les groupements d’Ufamandu et de Mupfuni Shanga, dans la chefferie des Bahunde, territoire de Masisi. Ils s’ajoutent aux milliers d’autres déjà regroupés dans des sites de déplacés ou accueillis par des familles sur l’axe Minova, Numbi, Numbishi, Ziralo, et d’autres localités.
Delphin Birimbi a également exhorté le gouvernement et ses partenaires à intensifier leurs efforts pour venir en aide à ces populations vulnérables.
« Nous demandons au gouvernement, ainsi qu’à ses différents partenaires, d’envisager encore comment leur venir en aide », a-t-il insisté.
Une situation humanitaire préoccupante
La persistance des affrontements exacerbe une situation humanitaire déjà alarmante. Les infrastructures médicales, bien que soutenues par des organisations comme MSF, peinent à répondre à l’afflux de blessés. Par ailleurs, les communautés d’accueil, souvent elles-mêmes précaires, sont débordées par l’arrivée incessante de déplacés.
La société civile appelle à une mobilisation rapide des acteurs humanitaires et des autorités pour soulager les souffrances des populations affectées par ce conflit. Dans un contexte où la stabilité semble encore hors de portée, l’urgence humanitaire reste la priorité pour éviter une aggravation de la crise.
Diddy MASTAKI