La situation sécuritaire dans la région reste extrêmement préoccupante, avec une intensification des affrontements et des actes de violence rapportés ces derniers jours. Les combats se sont poursuivis jusque dans la matinée du 21 janvier, aggravant les souffrances des populations locales.
Des sources humanitaires ont signalé des violences sexuelles graves dans plusieurs localités. À Kalungu, cinq filles d’une même famille ont été violées par des hommes armés. Elles ont été prises en charge au Centre hospitalier local.
Dans le territoire de Kalehe, deux femmes ont également été victimes de viol le 14 janvier dans l’aire de santé de Bihovu, selon les mêmes sources. Ces incidents soulignent une fois de plus la vulnérabilité des femmes et des filles face à l’insécurité persistante.
Le 19 janvier 2025, plusieurs bombes ont explosé dans la localité de Chebumba, causant la mort d’au moins deux adultes et blessant quatre enfants. Ces explosions illustrent l’ampleur des dangers auxquels les civils sont exposés quotidiennement dans cette région en proie à des violences multiformes.
Criminalité et impact sur les acteurs humanitaires
Les humanitaires ne sont pas épargnés par cette insécurité. Un partenaire de protection a été victime de deux cambriolages successifs entre le 12 et le 19 janvier. Ces incidents ont conduit à la fermeture temporaire du Centre de Transit et d’Orientation (CTO) pour enfants non accompagnés à Minova. Cette fermeture risque d’aggraver la situation des enfants vulnérables qui dépendent de ces services pour leur protection et leur survie.
Face à cette situation dramatique, les organisations humanitaires et les autorités locales appellent à une action concertée pour protéger les populations civiles, en particulier les femmes, les enfants et les humanitaires. Des mesures urgentes sont nécessaires pour garantir la sécurité et répondre aux besoins pressants des victimes.
La situation dans cette partie du Nord-Kivu demeure critique, nécessitant une attention et une réponse accrues de la communauté nationale et internationale.
Gloiredo Ngise