Dans la nuit de lundi à mardi 11 février. Les éléments de la milice Coopérative pour le Développement du Congo (CODECO) ont mené une nouvelle attaque dans le groupement de Djaiba à 90 km de Bunia, au nord de la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri.
Des sources concordantes contactées par congorassu.cd, parlent d'une cinquantaine de morts dans à Laudjo, Lindu et Lodja, des localités situées dans le territoire de Djugu. Sur place, les assaillants ont tiré sur des civils, d’autres étaient découpés à la machette.
La société civile de la chefferie des Bahema-Badjere avance un bilan provisoire de 51 morts dont cinq calcinés, des enfants, femmes adultes et personnes de troisième âges, huit blessés et plus 30 maisons incendiées.
Les victimes sont composées notamment des déplacés qui vivaient dans des familles d’accueil, précise le service de l'information publique de la MONUSCO Bunia ayant une base à Djaiba, près du site des déplacés qui héberge plusieurs milliers de personnes qui étaient la principale cible de ces hommes armés.
Par contre, Jean Richard Lenga, chef de la Chefferie des Bahema-Badjere qui craignent l'évolution négative de la situation déplore l'inaction du gouvernement Congolais face aux tueries des civils, malgré les multiples alertes, aucune action n'a été faite par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo.
Cependant, les Forces Armées de la République Démocratique disent avoir intervenu avec leurs partenaires pour limiter le dégât en dépit du pire qui est arrivé aux populations. À en croire le lieutenant Jules Ngongo Tshikudi, l'armée va faire taire les « armes partout où les attaques et contre attaques fauchent initialement les vies humaines ».
Les victimes de ce carnage, ont été toutes enterrées dans une fosse commune, a rapporté le Président de la société civile de la Chefferie des Bahema-Badjere. Désiré Malodra indique cependant que, la population vide le milieu et se déplace vers Bunia voire à Bule-Centre pour leur sécurité.
Dénonçant les tueries des civils dans le territoire de Djugu, l'association culturelle ENTE ayant perdu les membres de sa communauté appelle à une enquête sans complaisance sur cette attaque survenue à Jaiba.
Signalons que, cette attaque survient 24 heures après celle de la nuit de dimanche à lundi, qui a fait entre un et deux morts, et dont le bilan aurait pu être plus lourd, n’eût été l’intervention des casques bleus de la MONUSCO.
Plusieurs civils blessés ont été évacués par la MONUSCO pour des soins appropriés, rapporte le service de l'information publique de la MONUSCO à Bunia.
Joël Heri Budjo