La localité de Ndoluma, considérée comme l’un des verrous stratégiques érigés par les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) en territoire de Lubero, serait passée sous contrôle de l'ennemi mardi 18 février, selon plusieurs sources concordantes.
Cette nouvelle perte intervient après la chute d’Alimbongo, renforçant ainsi l’avancée des rebelles du M23 dans cette région du Nord-Kivu. L’évolution rapide du front suscite des inquiétudes quant à la sécurité des populations civiles et à la stabilité de Lubero-Centre, situé à moins de 50 km de Ndoluma et à environ 40 km de Butembo.
Un tournant stratégique ?
La progression des assaillants vers le chef-lieu du territoire de Lubero pose la question du rôle que pourrait jouer l’armée Ougandaise (UPDF), qui dispose d’une base militaire dans la région. L’attitude des forces Ougandaises sera déterminante dans l’évolution de la situation, alors que l’incertitude plane sur leur engagement effectif aux côtés des FARDC.
Silence des autorités militaires
À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite par l’état-major des FARDC sur l’état du front et les perspectives de contre-offensive. Le mutisme des autorités militaires laisse place à des spéculations sur la capacité de l’armée congolaise à contenir cette avancée rebelle.
L’offensive du M23 dans cette partie du Nord-Kivu continue de fragiliser la situation sécuritaire, mettant des milliers de civils en danger et risquant d’accélérer le déplacement des populations vers des zones plus sûres.
Les prochains jours seront cruciaux pour déterminer si Lubero-Centre pourra résister à cette pression ou si une nouvelle avancée ennemie viendra bouleverser davantage l’équilibre militaire dans la région.
Diddy MASTAKI