Les habitants du quartier Majengo, à Goma, ont vécu une nuit cauchemardesque, jeudi 20 février 2025. Des bandits lourdement armés ont mené une série de cambriolages, semant la peur et la désolation parmi une population déjà éprouvée par l’insécurité persistante dans la ville.
Les malfaiteurs ont ciblé plus de cinq maisons situées à quelques pas de la route Majengo-Buhene, emportant avec eux des sommes importantes d’argent ainsi que plusieurs téléphones portables. Leur opération, qui a duré de minuit à 3 heures du matin, s’est déroulée dans un silence inquiétant, sans aucune intervention des forces de sécurité.
Pour empêcher toute réaction des voisins, ces présumés criminels ont lancé des pierres sur plusieurs maisons environnantes, dissuadant ainsi toute tentative d’alerte ou d’intervention. Cette stratégie leur a permis d’agir en toute impunité, sans rencontrer la moindre résistance.
Depuis la chute de Goma entre les mains des nouvelles autorités, Majengo est devenu un bastion de l’insécurité. Les habitants dénoncent l’absence totale de patrouilles des forces en place et subissent quotidiennement des tirs nocturnes, des incursions armées et un climat de chaos généralisé.
« Chaque nuit, nous vivons sous la menace des balles et des attaques de bandits. Nous ne sommes plus en sécurité chez nous, et personne ne semble se soucier de notre sort », se lamente un habitant du quartier, victime de cette énième incursion.
Face à cette situation qui ne cesse de s’aggraver, les victimes de ces actes criminels lancent un cri d’alarme aux autorités en place. Elles réclament une intervention urgente pour rétablir la sécurité dans leur quartier et mettre fin aux assauts répétés des bandits armés.
Si aucune mesure concrète n’est prise, la population de Majengo craint que l’anarchie ne s’installe définitivement, laissant les habitants livrés à eux-mêmes, dans un climat de peur et d’incertitude totale.
Diddy MASTAKI