La République Démocratique du Congo s’est réveillée le matin du jeudi 27 sous le choc d’un acte de barbarie sans nom. Une explosion meurtrière a frappé la population réunie à Bukavu, sur invitation de l’Alliance des Forces du Changement (AFC), causant la mort de plusieurs innocents et semant la terreur au sein des habitants de la ville.
Selon Moïse Katumbi, le recours aux engins explosifs en plein cœur d’une foule rassemblée pacifiquement constitue une violation grave du droit international humanitaire. Un tel acte, ciblant des civils, s’apparente à un crime de guerre imprescriptible, dont les auteurs devront répondre devant la justice. Face à cette tragédie, une condamnation unanime s’élève à travers le pays et au-delà des frontières.
Dans une déclaration ferme, sa voix s’élève pour exiger que les coupables soient identifiés, arrêtés et traduits en justice. L’appel est également lancé au procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) pour qu’il se saisisse de cette affaire. Quelle que soit l’origine des responsables proches du pouvoir ou non, ils devront être poursuivis et sanctionnés conformément aux lois nationales et internationales.
« Nous n’avons pas suffisamment de larmes pour pleurer la mort tragique des victimes de Bukavu », a déclaré ce leader Congolais, dénonçant « avec la plus grande fermeté cet attentat aveugle contre la population ».
Le terrorisme, sous toutes ses formes, ne peut en aucun cas être un moyen de revendication politique ou sociale. Loin de conduire à la paix, il ne fait qu’aggraver la souffrance d’un peuple déjà éprouvé par des décennies d’instabilité et de violences.
Les instigateurs de cette attaque, tout comme leurs commanditaires, doivent être neutralisés afin d’empêcher toute récidive. Cet attentat rappelle, une fois de plus, l’urgence d’un renforcement des dispositifs de sécurité et d’un engagement national et international plus fort pour lutter contre l’insécurité grandissante dans l’Est du pays.
Alors que Bukavu pleure ses morts, un élan de solidarité traverse la nation. Un hommage est rendu aux victimes, et des messages de condoléances affluent en direction des familles endeuillées.
La RDC ne peut plus tolérer l’impunité des crimes qui endeuillent sa population. L’heure est venue de transformer la douleur en action et d’exiger que justice soit rendue. Les larmes versées aujourd’hui ne doivent pas être vaines.
Diddy MASTAKI