Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a exprimé, vendredi 28 février 2025, son plus ferme rejet des actes de terreur perpétrés par l’armée Rwandaise dans plusieurs régions de l’Est du pays. Ces actes, qui incluent des recrutements forcés, des tueries et des violences à l'encontre de la population civile, continuent d’exacerber la crise humanitaire dans les zones sous occupation étrangère.
Dans un communiqué officiel publié par le Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières exploité par congorassure.cd, le gouvernement Congolais a révélé deux incidents majeurs survenus en fin février.
Recrutements forcés à Goma et Nyiragongo
Le premier événement tragique s'est produit le mercredi 26 février 2025, lorsque l’armée Rwandaise a forcé le recrutement d’enseignants, d’élèves, y compris des mineurs, dans des écoles de la Commune de Karisimbi à Goma et du Territoire de Nyiragongo. Ces jeunes, contraints sous la menace, ont été regroupés au stade de l’Unité à Goma avant d’être transportés à Rumagabo pour recevoir une formation militaire imposée. Cet acte a non seulement paralysé les activités scolaires dans ces zones, mais il a aussi semé la terreur parmi les familles locales.
Le gouvernement Congolais dénonce fermement cette violation des droits de l’homme et fait savoir que les autorités d’occupation tentent de justifier cette pratique par des communications erronées, tout en réprimant violemment les responsables des écoles, les médias locaux et les leaders communautaires qui osent parler de cette situation.
Répression à Bukavu : bombardements et fusillades sur des civils
Le second incident, plus dramatique, a eu lieu le jeudi 27 février 2025, lors d’un meeting organisé par l’armée rwandaise et ses alliés du M23/AFC à la Place du 24 à Bukavu. Des milliers de civils, contraints de participer à cet événement, ont exprimé leur mécontentement face à l'agression Rwandaise. En réponse, les forces armées Rwandaises ont ouvert le feu à balles réelles et ont procédé à des bombardements sur la foule. Ce déchaînement de violence a fait 13 morts et près de 100 blessés graves.
Cet acte a provoqué une onde de choc à Bukavu et dans toute la région, exacerbant le sentiment d’injustice et de révolte parmi les populations locales. Le Gouvernement de la RDC a exprimé ses plus sincères condoléances aux familles des victimes et a promis de poursuivre les auteurs de ces crimes devant les instances internationales compétentes.
Appel à la communauté internationale
Le gouvernement Congolais a fermement condamné ces violations des droits de l’homme, les qualifiant d’actes terroristes et de crimes de guerre. Le pays appelle la communauté internationale à prendre des mesures concrètes pour mettre fin à ces agressions, soulignant que ces violations viennent s'ajouter à un nombre déjà considérable d'autres actes criminels perpétrés par l’armée rwandaise et ses alliés dans les zones sous occupation.
Shabani Lukoo Bihango Vice-Premier Ministre, Ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a également annoncé qu’il continue de documenter ces crimes afin de saisir les instances internationales compétentes dans un avenir proche. La RDC se dit déterminée à défendre son intégrité territoriale et à protéger ses citoyens contre toute forme d’agression.
Alors que la situation reste tendue dans l’Est du pays, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo réitère son engagement à œuvrer pour la paix, la sécurité et le bien-être de ses citoyens, tout en espérant une mobilisation internationale pour mettre fin à ces atrocités.
Gloiredo Ngise