Au total, quinze (15) corps des victimes qui ont décédé après l'explosion de deux bombes dans le meeting du AFC-M23-RDF à Bukavu, jeudi dernier sont sortis dans la morgue de l'hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu.
Sous une forte émotion et les larmes aux yeux, les familiers inconsolables ont assisté à l'exposition corps des victimes avant l'inhumation devant l'administration du M23.
Bukavu est devenue comme une jungle où le plus fort impose son autorité, des assassinats et des enlèvements des jeunes sont signalés jours et nuits.
« Un rebelle reste un rebelle toujours, on a pensé que les rebelles vont nous sécuriser, mais c'est le contraire. Nous sommes bloqués, pas de libre circulation des personnes, les rebelles du M23 constitue une menace grave pour nous les habitants de la ville de Bukavu, nos frères de Goma sont aussi des victimes devant cette situation », a déclaré un membre de la société civile Noyau de Nyalukemba, en commune d'Ibanda.
Par ailleurs, ce cadre de base pense que la question de la sécurité de la population revient au gouvernement Congolais.
« Le gouvernement Congolais doit tout mettre en jeu pour que les zones sous occupation des rebelles soient libérées, il est grand temps de passer aux actions concrètes. les gens meurent comme pas possible, on nous a signalé qu'au camp Saio il y a des cadavres qui sont dans l'État de pétrification, il est impossible de savoir le nombre exact », a-t-il ajouté.
Kinshasa avait par ailleurs qualifié cette situation comme un acte de terrorisme « odieux » dont les responsables doivent répondre devant les instances judiciaires les actes commis et qui sont en l'encontre des droits de l'homme.
La MONUSCO et les Nations-Unies avaient aussi à leur tour condamner ce meurtre et ont appelé les deux parties à une solution pacifique.
Rédaction