Dans son rapport de OCHA-RDC indique que depuis le début de l'offensive du M23 au Nord-Kivu, il y a perturbations et nouveaux déplacements dans plusieurs zones des territoires des Masisi, Walikale, et Lubero, retours observés dans des localités plus stables à Masisi et Rutshuru, distributions des vivres à 173 000 bénéficiaires à Masisi et Lubero, mais aussi une flambée de choléra dans le territoire de Masisi et 750 000 USD du fonds CERF pour la réponse et la prévention du choléra.
Dans le territoire de Lubero, après une courte période d'accalmie, de nouveaux affrontements ont eu lieu le 02 mars entre l'armée Congolaise (FARDC) et des combattants du M23 dans les localités de Kagheri et Kasugho, au Sud-Ouest de la commune de Lubero. Ces violences ont occasionné le déplacement de plus de 19 000 personnes (environ 3 800 ménages) vers la commune de Lubero, ainsi que vers les localités de Kimbulu, Musienene et la ville de Butembo. Ces nouveaux déplacés s'ajoutent à près de 1 000 ménages accueillis dans l'aire de santé de Nduko (localité de Musimba, zone de santé de Musienene) depuis le 20 2025, fuyant les affrontements dans les localités de Mambasa, Ndoluma, Kitsombiro, Kagheri et Kasugho.
« Le territoire de Lubero reste également en proie à une insécurité chronique, exacerbée par les incursions des présomptions ADF. Dans la nuit du 8 au 9 mars 2025, une attaque attribuée aux ADF dans la localité de Ngohi a fait au moins 15 civils tués, alors que d'autres ont été enlevés et emmenés vers des destinations inconnues », a déclaré OCHA-RDC dans ce nouveau rapport.
Cependant, dans le Territoire de Walikale, le 09 mars, le M23 a assiégé la cité de Nyabiondo, dans le territoire de Masisi, à la suite des affrontements entre éléments et les FARDC, entraînant une nouvelle vague de déplacements vers le territoire de Walikale, en particulier la zone de santé de Kibua. Au 15 mars, plusieurs villages des aires de santé de Machimbi, Kibati, Karambi, Kitchanga et Kibua ont reçu un afflux de déplacés, tandis que d'autres ménages se sont dirigés vers Buhimba et Ntoto, à l'Ouest de Masisi.
Des sources humanitaires locales ont estimé les ménages déplacés à plus de 8 000 à la suite de ce nouvel épisode. Les familles déplacées sont hébergées dans des écoles, centres de santé, marchés et familles d'accueil. La plupart vivent dans des conditions très précaires, exposés à des risques courus pour leur santé et leur sécurité. La zone de santé de Kibua où se trouvent beaucoup de ces déplacés reste privée de toute présence d'organisations humanitaires.
Par ailleurs, entre le 15 février et le 05 mars, plus de 16 600 personnes (2 772 ménages) ont régné leurs villages (Buhondo, Kanune, Tchambala, Ngerere, Mashutha, Kalehe, Kisonja et Kahimbi) dans la zone de santé de Pinga. Ces personnes avaient fui des affrontements entre l'armée Congolaise et le M23 depuis décembre 2024. La plupart vivent dans des conditions de vulnérabilité très prononcées, avec des besoins urgents en AME et abris, nourriture, et soins de santé primaires.
David A.