Depuis la prise de la ville de Bukavu par l'AFC-M23, la capitale du Sud-Kivu traverse un moment sombre de son histoire. Pas des prisons pour les malfrats, la justice populaire y est applicable sans mercies aux voleurs, la population vit avec la peur au ventre, la situation sécuritaire et humanitaire demeure chaotique, les instances judiciaires ne fonctionnent pas malgré les appels de la nouvelle administration, une face qui met en périls le fonctionnement de certaines activités urbaines.
De Bagira en passant par Essence puis Panzi, de Buholo, Karhale, Nyawera, jusqu’à Nguba, les cas de justice populaire et des cannibalismes sont signalés jours et nuits.
À Bukavu, les voleurs sont lynchés et leur chaires mangees par la population en colère suite aux multiplicités des cas de vols à mains armées.
Ce phénomène prend de l'ampleur, l'administration qui est en ville fustige ce comportement des certains civils qui veulent appliquer eux-même la loi, mais sans succès.
« Les gens mangent la chaire humaine des voleurs lynchés à Bukavu. Ce-ci est un signale fort pour ceux qui aiment voler, il y a certains quartiers de la ville que les voleurs ne peuvent plus approcher, c'est une solution pour essayer de diminuer les cas des vols nocturnes », a-t-il déclaré un jeune sous anonymat.
Par ailleurs, pour certains, l'anthropophagie n'est pas un acte humain et il est condamnable par la loi au niveau national et international.
« Je ne suis pas d'accord avec cette façon de faire de certains jeunes, manger la chaire humanitaire pour moi est une sous forme de malédiction voire une abomination. Même si nous n'avons pas des prisons à Bukavu pour le moment, nous osons croire que le M23-AFC a des cachots pour écouter les malfrats. Je demande aux jeunes d'user de la sagesse en cette période, il y a des victimes dans ces cas de justices populaires », a déclaré Joseph Badesire, un cadre de la société civile.
En ce moment, tout semble marcher en ville, un calme s'observe malgré quelques cas d'agression nocturnes par les voleurs.
Rédaction