Les affrontements armés se sont multipliés depuis quelques semaines dans le territoire de Djugu. Dans la province de l'Ituri, les militaires Ougandais de l'UPDF échangent des tirs d'armes lourdes et légères avec des éléments identifiés de la milice Coopérative pour le Développement du Congo (CODECO) aux environs de Fataki dans le secteur de Walendu Djatsi.
Le député national Gratien de saint Nicolas Iracan qui désapprouve les manœuvres et attitudes des filles et fils Ituriens dans leur prise de position face à cette situation indique que « les leaders et dirigeants devraient cesser de manipuler la population ».
Pour l'élu de la ville de Bunia, au chef-lieu de la province de l'Ituri, les jeunes assimilés aux groupes armés devraient éviter d'aller se faire tuer en combattant l'armée Ougandaise de l'UPDF en Ituri.
« Je condamne ici la manipulation qui sévit parmi la population. Ce qui est vrai est que les leaders d'aujourd'hui veulent faire tuer les jeunes et ça, je n'accepte pas il faudra que sept députés de Djugu travaillent durent », a-t-il déclaré.
Près de 252 miliciens CODECO ont été tués dans la région de Fataki à Djugu. Aucun communiqué du gouvernement ne contredit la mutualisation des forces entre FARDC-UPDF, confirmée d'ailleurs par le Chef d'état-major général adjoint de passage à Bunia, renchérit le député national Iracan.
Plusieurs rencontres ont eu lieu dans le cadre de la mutualisation de force entre FARDC-UPDF dans la province de l'Ituri. Des députés d'origine Iturienne ont eu des échanges à Kampala, en Ouganda avec le Président Yoweri Kaguta Museveni.
En vrai dire, la présence de l'armée Ougandaise est visiblement connue par les autorités Congolaises. Rien de secret sur le déploiement de cette force étrangère aussi dans le territoire de Djugu. Lors de son arrivée au chef-lieu de la province de l'Ituri, le Lieutenant-Général Jacques Nduru chef d'état-major adjoint chargé des opérations et renseignements avait confirmé la poursuite des opérations conjointes FARDC-UPDF.
Joël Heri Budjo