D'une manière sèche, le Lieutenant-Général Ychaligonza Nduru Jacques, chef d'état-major adjoint chargé des opérations militaires et renseignements en République Démocratique du Congo répond aux multiples menaces proférées par Muhoozi Kainerugaba, chef de l'armée Ougandaise contre des autorités Congolaises et sur des questions sécuritaires en province.
« Nous leur avons dit que, on ne mène pas les opérations, on ne collabore pas étape par étape sur tweet », a lâché le numéro deux des Forces Armées de la République Démocratique du Congo en mission officielle en ville de Bunia.
Au chef-lieu de la province de l'Ituri, Ychaligonza Nduru Jacques en a fait parvenir l'indignation du gouvernement Congolais face aux tweets de Muhoozi, chef de l'armée Ougandaise : « Nous ne sommes pas contents, nous ne sommes pas d'accord, il ne peut pas menacer un gouverneur nommé par ordonnance établi ici en Ituri », a-t-il déclaré.
Il n'a pas le devoir de faire ça, poursuit le chef d'état-major adjoint chargé des opérations militaires et renseignements des FARDC. Il affirme que, « si s'avère que ce tweet est authentique à Muhoozi, une réponse farouche lui sera réservée », a-t-il conclu.
Le chef de l'armée Ougandaise, le général Muhoozi comme soulevé, avait menacé d'arrêter le gouverneur militaire de la province de l'Ituri, Lieutenant-Général Jonnhy Luboya N'kashama pour ce qu'il qualifie « d'entrave » contre les opérations de l'armée Ougandaise, en Ituri.
Après plusieurs signes que son compte X comme message violent, son compte a été bloqué jusqu'à ce jour, a-t-on constaté.
Joël Heri Budjo