Des tirs ont secoué Walikale (Nord-Kivu) ce jeudi. Les éléments M23 auraient quitté la cité, tandis que les FARDC et les Wazalendo sont présents.
La cité de Walikale a été le théâtre des échanges de tirs jeudi matin, plongeant la population dans l’incertitude. Plusieurs sources locales font état d’une situation confuse, marquée par l’absence visible des combattants du groupe AFC/M23 aux principaux points d’entrée de la ville.
Selon les témoignages recueillis sur place, des tirs étaient encore entendus en fin de matinée, sans que leurs causes exactes ne soient clairement établies. Des habitants rapportent la présence sur le terrain des Forces armées de la RDC (FARDC) et des miliciens Wazalendo dans la cité.
La nuit dernière a été marquée par une intensification des tirs, dont certains ont atteint la base locale de Médecins sans Frontières (MSF). Si l’hôpital général de Walikale a été épargné, plusieurs blessés par balle y ont été admis dès hier soir, selon des sources médicales.
Le personnel de MSF est actuellement bloqué dans ses installations, à la base comme à l’hôpital. L’établissement fait face à une pression croissante, accueillant plus de 700 personnes déplacées ces derniers jours, ce qui complique la prise en charge médicale.
La situation à Walikale reste très instable. Le retrait apparent des éléments du M23, combiné à la présence de forces armées régulières et de milices locales, entretient un climat de tension et d’incertitude pour les habitants. Les organisations humanitaires appellent à une évaluation urgente de la situation sécuritaire et à une protection renforcée des civils.
La Rédaction