Dans la nuit du 11 mars 2026, la cité minière de Muchacha, dans le groupement Edjewa, territoire de Mambasa (Nord-Est de la RDC), a été le théâtre d’une attaque meurtrière perpétrée par des hommes armés non identifiés. Deux (02) civils, dont un pasteur et un opérateur économique, ont perdu la vie, semant la panique parmi les habitants.
Selon les témoignages recueillis sur place, les assaillants sont apparus aux alentours de 21 heures et ont poursuivi leur progression vers le village voisin de Mavuvu, provoquant une fuite massive des familles qui cherchaient à se mettre à l’abri. La population locale vit désormais dans la crainte permanente, soulignant l’angoisse grandissante face à l’insécurité persistante dans la région.
« Nous ne dormons plus la nuit. Chacun craint pour sa vie et celle de sa famille. Les autorités doivent agir rapidement avant qu’il ne soit trop tard », confie un habitant sous couvert d’anonymat.
Les acteurs de la société civile et défenseurs des droits humains dénoncent ces violences comme des actes barbares ciblant des civils innocents et demandent des mesures urgentes pour restaurer la sécurité. Dans un message rendu public, Me John Vuleveryo Musombolwa a exprimé sa solidarité avec les familles endeuillées et a appelé les autorités civiles et militaires à intervenir immédiatement.
« La paix et la sécurité sont des droits fondamentaux. Les auteurs de ces actes criminels doivent être identifiés et traduits en justice sans délai », a-t-il insisté.
Cette attaque survient dans un contexte sécuritaire déjà fragile dans l’Ituri, où plusieurs territoires continuent de subir les incursions de groupes armés. L’absence de réaction officielle des autorités militaires renforce le sentiment de peur et de vulnérabilité des populations locales, qui appellent à une intervention rapide pour éviter de nouvelles tragédies.
Il convient de souligner que cette exploitation est majoritairement réalisée par des Congolais, en partenariat avec des investisseurs vietnamiens.
Heri Budjo Joël